lundi 24 février 2020

Le standard du bien de Jésus

Le standard du bien de Jésus
Notre premier pas pour devenir les vrais fils et les vraies filles de Dieu est de clairement comprendre la façon dont Dieu voit le bien et le mal. Qu'est-ce que le bien et qu'est-ce que le mal ?
Le standard éternel du bien et du mal est défini par Dieu. La définition précise du bien et du mal existait au moment de Sa création, longtemps avant que le mal n'en vienne à apparaître dans le Jardin d'Eden. La façon dont Dieu voit le bien et le mal ne changera jamais. Dieu est éternel, Sa loi est éternelle, et Sa définition est éternelle et immuable en dépit du temps qui passe.
Il est courant de considérer l'égoïsme humain comme la base du mal. Etudions cette perspective. Tous nos traits de caractère humain ont leur origine en Dieu. Nous reconnaissons qu'il existe en nous une certaine tendance à l'égoïsme. Cela est tout naturel car Dieu Lui-même était centré sur Lui à une certaine époque. Il se peut qu'un tel fait vous surprenne, mais vous devez comprendre qu'avant de créer les êtres humains et l'univers, Dieu était complètement seul, n'ayant à Se soucier de personne à l'exception de Lui-même. Cependant, dès l'instant où Dieu mit la création en oeuvre, Sa conception de la vie émergea en totalité. Désormais, Dieu vit pour Sa contrepartie, et non pour Lui-même.
Qu'est-ce que la création ? La création ne signifie rien d'autre que le Créateur, Dieu, Se projetant en une forme substantielle. Il S'incarna symboliquement dans l'univers, et Il S'incarna directement dans l'homme et dans la femme. Lorsque Dieu prend forme, il y a création. Dieu S'est investi Lui-même dans la création. L'investissement divin en énergie, en idée et en amour est la création.
La Bible, dans le livre de la Genèse, nous fait apparaître la création simple et facile. La Genèse nous donne l'impression que la création de Dieu est accomplie à travers quelque pouvoir magique lié à Sa Parole. Dieu dit simplement, "Que le monde soit", et vite ! - le monde apparaît. Puis, Il dit, "Que l'homme soit", et pfft ! - Adam et Eve viennent au monde.
Mais il a désormais été révélé que ce ne fut pas du tout aussi facile. Dieu investit tout Son être dans Sa création. Il ne garda même pas un gramme d'énergie. La création fut Son travail total, l'effort total de Se donner tout entier. Quand Dieu mit tout Son Coeur et toute Son Ame dans la création de Son objet, Il investit cent pour cent de Lui-même. C'est seulement de cette façon qu'Il put créer Son second moi, le Dieu visible.
C'est pourquoi, après Sa création, Dieu n'exista plus seulement pour Lui-même. Dieu Se mit à exister pour Son fils et pour Sa fille, Adam et Eve. Il existe pour aimer, Il existe pour donner. Dieu est l'existence totalement dépourvue d'égoïsme. Dieu ne peut plus exister seul. "Amour" et "idéal" n'ont de signification qu'à partir du moment où les partenaires se trouvent dans une relation complémentaire. Dieu mit la création en oeuvre, et Il fit un investissement qu'Il ne pouvait perdre. Quand Dieu déversa tout Son amour, Sa vie, Son idéal dans Son second moi, Il devait, en quelque sorte, réaliser un profit. Dieu savait que, s'Il investissait tout ce qu'Il avait, cent pour cent, Son objet parviendrait à la maturité et Lui retournerait au centuple les fruits de Son amour, de Sa vie et de Son idéal. Aux yeux de Dieu, Son objet, l'homme et la femme, représente tout. La vie de l'objet attire Dieu. Dieu veut faire sa demeure avec Son objet, sur la terre.
Illustrons cela. Supposons un grand artiste. S'il travaille au hasard sans rien ressentir, il ne peut rien créer de valable. Afin de créer le chef-d'oeuvre de sa vie, l'artiste doit investir tout son coeur et toute son âme dans sa création. C'est là le seul moyen pour lui de donner naissance à une grande oeuvre d'art. Si un artiste travaille de cette manière, son art devient sa vie.
Dieu est le plus grand de tous les artistes. Quand Il créa Son chef-d’œuvre, l'homme et la femme, Il déversa tout Son Coeur dans ce processus. Il y déversa Son Ame. Il y déversa la totalité de Sa sagesse et de Ses efforts. Dieu ne désirait rien d'autre qu'exister pour Adam et Eve ainsi que pour l'humanité tout entière. Il n'épargna pas un seul gramme d'effort lorsqu'Il les créa. Ainsi, l'humanité est devenue la vie de Dieu.
Dieu établit le modèle pour l'univers. Dans l'existence idéale, nous vivons pour les autres. Le sujet existe pour l'objet, et l'objet existe pour le sujet. La définition divine du bien, c'est le don total, le service total, la générosité absolue. Nous devons vivre notre vie pour les autres. Vous vivez pour les autres, et les autres vivent pour vous. Dieu vit pour les êtres humains, et nous vivons pour Dieu. Le mari vit pour sa femme, et la femme vit pour son mari. Ceci est le bien. Et là abondent l'unité, l'harmonie et la prospérité.
Je veux que vous sachiez que l'amour représente l'impulsion la plus sainte, l'impulsion suprême. Si vous pouvez donner votre vie par amour pour votre époux, vous êtes le plus grand amoureux. De même, les parents qui peuvent donner leur vie pour leurs enfants possèdent l'amour le plus élevé.
C'est de la nature que nous devons tirer les leçons de l'amour. Les personnes les plus saintes se sont toujours trouvées en termes intimes avec la nature. Vous devriez vouloir tout naturellement sortir chaque jour, et regarder le ciel, les oiseaux et les animaux, afin de prendre des leçons nouvelles en amour. Votre foyer doit être un foyer d'amour, non seulement pour votre famille, mais également pour les choses de la nature. Toutes les créatures, y compris les insectes, voudront devenir partie intégrante de votre "orchestre d'amour". Vous aurez des plantes, des animaux, des fleurs et des insectes demeurant ensemble dans l'amour.
L'univers accueille avec bienveillance les hommes et les femmes qui considèrent l'amour comme la valeur suprême. Y a-t-il quelqu'un ici pour penser que j'ai tort en disant cela ? L'amour est tout-puissant ; il est plus grand que la vie elle-même. Il n'existe pas d'adjectifs suffisamment vastes pour décrire l'amour. Il est absolu, immuable, beau et doux ; cependant, aucun de ces mots ne recouvre l'amour. Que célèbre-t-on le plus dans l'histoire de la littérature et de la poésie, qu'est-ce qui est le plus apprécié, l'amour ou la vie ? Ou bien peut-être est-ce le pouvoir et l'argent qui constituent le thème dominant en poésie ? Non, c'est l'amour qui est le plus célébré. La raison en est très simple, même si peut-être la plupart des poètes ne le comprennent pas pleinement.
Vous n'êtes pas nés pour vous-mêmes, mais pour les autres. Tant que votre vocabulaire sera "nous", l'univers vous soutiendra, mais si vous pensez en termes de "je" et "moi", l'univers se tournera contre vous. Vous serez finalement exclus de cet univers. Pouvez-vous protester contre ce principe ?
Telle est la beauté du mariage ; il pousse les êtres humains à ne penser à eux-mêmes qu'à travers autrui. De même, vivre en famille nous oblige à penser en termes de "nous" - les enfants pensent à leurs parents, les parents pensent aux enfants, et chaque enfant pense aux autres frères et soeurs.
Vous, en tant qu'homme, seriez-vous troublés si je disais que vous avez été créés pour une femme ? Peut-être certains d'entre vous sont-ils fiers de leur masculinité, et ne veulent pas entendre cela. Mais tel est le principe de la création de Dieu, et vous ne devez pas être affectés en entendant ces paroles. L'homme vit sa vie pour sa conjointe, non pour lui-même.
Supposons que, en tant que femme, vous soyez une reine de beauté. Peu importe combien vous êtes belle, votre beauté n'est pas pour votre propre satisfaction ; elle est pour la joie de l'homme. Nous sommes créés pour vivre les uns pour les autres. C'est la raison même de notre existence ; nous existons pour autrui, pour un objet, une contrepartie. C'est le principe pour toutes les relations humaines au sein de notre société. Les parents existent pour leurs enfants, et les enfants existent pour leurs parents. Ainsi, parents et enfants à la fois, lorsqu'ils donnent sans réserve, s'unissent en un mouvement circulaire.
Ce mouvement circulaire est celui de l'unité. Quand vous vous engagez dans une action de donner et recevoir, cette action crée un mouvement circulaire. Seul le mouvement circulaire peut être éternel, parce que vous n'y trouvez pas de fin. C'est pourquoi, l'ensemble de la création divine est fondé sur un modèle de mouvement circulaire, puisque Dieu créa pour l'éternité. Même nos visages sont ronds, bien qu'il existe une ligne centrale verticale. Nos globes oculaires sont ronds, et nous avons des lèvres inférieures et supérieures qui font une bouche ronde. Le soleil est rond, de même que la lune, la terre et tous les corps célestes. Ils tournent chacun sur son axe propre, et tournent aussi les uns autour des autres. Tout en cet univers est engagé dans une action complémentaire de donner et recevoir entre sujet et objet. Une action de donner et recevoir existe entre les artères et les veines, de telle sorte que le sang circule à travers le corps. Les maladies représentent l'état dans lequel l'équilibre de l'action de donner et recevoir est rompu, et le mouvement circulatoire normal est arrêté. Sans une telle action de donner et recevoir entre sujet et objet, sans le respect de ce principe, rien ne dure pour l'éternité. L'univers existe à travers une action continuelle de donner et recevoir, se déplaçant de l'aspect interne vers l'aspect externe de l'existence et inversement. La puissance de l'univers tout entier se concentre dans l'embryon le plus minuscule, et ensuite, l'embryon éclot et se donne à l'univers tout entier. Telle est la forme ultime du donner et recevoir.
Chaque individu est un être minuscule comparé à la dimension de l'univers. Cependant, chaque individu ressent le besoin de se mettre en rapport avec l'univers tout entier. Pourquoi avons-nous un tel besoin ? Il doit y avoir une raison à cela. C'est parce que le vaste univers est véritablement lié à toute vie minuscule. L'univers se met en rapport avec chaque embryon, l'origine de chaque personne ; ensuite, chaque embryon s'étend à l'univers. L'univers vient en vous ; vous vous mettez en rapport avec l'univers, telle une spirale se mouvant continuellement de l'intérieur vers l'extérieur. Toute existence fondée sur le principe de Dieu d'un donner et recevoir harmonieux est une bonne existence.
Alors, qu'est-ce que le mal ? Le mal est l'émergence de l'égoïsme en ce monde. Si une personne s'engage dans sa propre direction, il se peut qu'elle dise : "Je ne veux exister que pour moi-même. Tel est mon univers ainsi que sa raison d'être, me permettre de me distraire au mieux." Plus une telle personne bougera, plus de destructions elle apportera à l'univers. S'il se trouvait suffisamment de gens pour suivre cet exemple, tout serait détruit. L'ordre et l'harmonie du monde entier seraient endommagés par une telle attitude d'"amour de la liberté". Le principe divin consistant à donner de façon désintéressée fut tourné en un principe contraire à Dieu revenant à prendre de façon égoïste. La position non divine consistant à vouloir être servi plutôt qu'à servir a de ce fait été établie.
La source du mal est Satan. Il se trouvait en position de servir Dieu, mais au lieu de cela, il se posa en autre dieu, et subjugua l'homme et la femme pour son propre bénéfice. Dieu est la force positive absolue dans l'univers. Satan se posa alors en autre force positive. Deux forces positives se repoussent naturellement. Satan est un archange déchu. Il abandonna sa position de serviteur fidèle de Dieu et des enfants de Dieu, il défia Dieu et entra en compétition avec Lui. Sa motivation était l'égoïsme. Son égoïsme est à l'origine du mal et du péché.
Voilà ce qui arriva : Eve perdit sa position de première fille de Dieu, devenant la première victime de Satan et se transformant en une créature égoïste. Ensemble, Eve et Satan réussirent à amener Adam dans leur monde d'égoïsme. Ils commirent le péché à travers une relation d'amour illicite et contraire à la chasteté. Et à quoi ressemblait cette relation mutuelle d'amour ? Tout aurait dû commencer en Dieu. Cela devait ensuite aller vers Adam puis vers Eve, puis vers l'Archange. Mais les choses allèrent en sens inverse : d'abord l'Archange, puis Eve et enfin Adam.
Du point de vue de l'Archange, à la fois Adam et Eve se trouvaient dans la position d'être son Maître. Cela veut dire que l'Archange séduisit Eve qui était censée devenir la femme du Maître. Après une telle honte, Eve voulut justifier son péché, et elle tenta Adam en lui faisant commettre le même péché. Tous défièrent Dieu. Que feriez-vous si vous étiez à la place de Dieu ? Pourriez-vous simplement leur pardonner ? Pouvons-nous dire que Dieu accomplit les choses simplement par hasard, sans Se référer à une quelconque loi ou principe ? Nous disons que Dieu est absolu, mais est-ce en ce sens qu'Il peut leur pardonner d'une manière qui pourrait être mauvaise ? Nous savons que Dieu n'est un être absolu que dans le sens du bien.
L'intention originelle de Dieu en créant Adam et Eve, l'Archange et toute la création fut annulée. Mais Dieu ne peut les détacher de Lui et les piétiner. Dieu était le Maître et le Créateur de toutes ces personnes et de toutes ces choses ; ainsi, le péché fut-il commis au sein de Sa famille. Il était donc naturel pour Dieu de s'affliger de ce qui venait de se passer. Lui aussi, Il avait honte. Si vous commettez des péchés au sein de votre propre famille, ou si votre mère commet un péché, votre père en sera-t-il honoré, ou bien aurait-il honte ? Aussi, combien Dieu a dû être affligé d'avoir ce genre de fils et de fille ainsi que ce genre de serviteur ! Il était en proie au remords, affligé et furieux. A la lumière de tout cela, nous pouvons dire que Dieu est un Dieu affligé et un Dieu honteux. C'est un Dieu qui a goûté l'amertume du péché. Si votre fils ou votre fille est empli(e) de péchés, vous ressentez que c'est vous le pécheur.
A travers cet événement tragique, Dieu fut mis à l'écart par l'homme et la femme dans le Jardin d'Eden. Telle est la signification du récit de la Chute dans la Genèse. L'histoire de l'humanité commença par un faux pas, sans Dieu. Le fondement pour l'histoire humaine du mal fut posé, et Satan fut instauré maître de ce monde. Il nous faut clairement comprendre ce que fit Satan. Il vola et détruisit l'élément même que Dieu S'efforçait de perfectionner à travers l'homme et la femme : Son amour. La relation d'amour entre Dieu et Ses enfants fut arrachée. L'égoïsme apparut au commencement de l'histoire humaine, et de nos jours, notre monde regorge de meurtres, de vols et de mensonges. Toutes ces actions, dans ce monde du mal, sont motivées par l'égoïsme.
Le mal domine les autres pour son propre bénéfice, tandis que le bien se sacrifie pour le bénéfice des autres. Depuis la Chute de l'Homme, l'oeuvre de Dieu consiste à restaurer le bien originel. Dieu veut abolir le monde du mal et recréer le monde du bien. Nous avons perdu notre santé. Nous sommes devenus des gens malades. Par conséquent, le salut de Dieu est la restauration des êtres humains vers un nouvel état de santé. Ce monde, étant le royaume de l'enfer sur terre, est un lieu qui nécessite la venue d'un sauveur.
Quand les êtres humains passent leur vie en enfer sur terre, ils ne peuvent avoir d'autre destination que l'enfer une fois arrivés dans le monde spirituel. Permettez-moi de faire une comparaison. On récolte de belles pommes en automne ; mais si une pomme particulière est pourrie, le fermier s'en débarrasse. Il n'y a pas d'autre endroit pour elle. Aux yeux de Dieu, les personnes qui aboutissent en enfer constituent des déchets humains. Il se peut qu'une pomme soit recouverte d'une peau en mauvais état, tout en étant cependant très bonne à l'intérieur, tandis qu'une autre pomme semblera bonne en apparence, mais sera pourrie et sans valeur à l'intérieur. Les êtres humains appartiennent à cette seconde catégorie. Il n'est pas possible à une personne déchue, qui est corrompue de l'intérieur, d'être aisément sauvée.
Même dans le cas où une pomme est endommagée en surface, elle conserve sa valeur si ses pépins sont intacts. Cependant, les êtres humains se trouvent à l'opposé, intacts en surface, mais pourris à l'intérieur. A l'issue de la Chute, les êtres humains se sont corrompus jusqu'à la moelle.
Dieu sema la graine du bien, mais avant d'avoir pu en récolter les fruits, Satan envahit avec sa semence du mal, et récolta son mauvais fruit. Pour cette raison, Dieu doit semer une fois de plus la graine du bien. Dieu a besoin de certains outils pour accomplir un tel travail. Ce sont les religions du monde qui ont tenu lieu d'outils pour Dieu. Au cours de l'histoire, les bonnes religions ont enseigné la manière de vivre céleste, centrée sur l'amour sacrificiel et le devoir. Ainsi, le Christianisme peut être considéré comme la religion la plus avancée et la plus progressiste, parce qu'il enseigne cet amour sacrificiel et ce devoir dans leur forme suprême.
Beaucoup d'enseignements ont existé au cours de l'histoire. L'un d'eux montre que, si quelqu'un vous maltraite, il faut lui répondre de la même manière ; dent pour dent, oeil pour oeil, mort pour mort. Cependant, l'enseignement le plus révolutionnaire fut donné par celui qui déclara : "Aimez votre ennemi, et priez pour ceux qui vous persécutent." Inutile de dire que c'était Jésus-Christ.
Jésus faisait-il ses proclamations de lui-même, ou bien enseignait-il en fonction de la volonté de quelqu'un d'autre, reniant son propre ego ? Qu'en pensez-vous ? Jésus n'a nullement proclamé son propre message. Au-dessus de lui Se trouvait Dieu. L'enseignement de Jésus était l'enseignement de Dieu ; sa réaction émotionnelle aux choses n'était pas la sienne propre. Ceci veut dire que les proclamations faites par Jésus étaient celles de Dieu, et l'on peut faire confiance à Dieu à cent pour cent.
En définitive, nous pouvons conclure qu'il n'existe qu'un seul être en cet univers à qui nous pouvons faire pleine confiance, Dieu ; et Ses caractéristiques Se manifestèrent à travers Jésus-Christ.
Jésus vint en tant que Sauveur, mais son témoignage était : "C'est ainsi que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir..." (Matthieu 20 : 28) Jésus enseigna que le plus grand amour en cet univers est de donner sa vie pour son ennemi. L'enseignement de la Bible est contraire à la règle commune de notre société séculaire. C'est exactement à l'opposé de la démarche de ce monde égoïste. La Bible enseigne le don complet et le sacrifice total : "Qui aura trouvé sa vie la perdra, et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera." (Matthieu 10 : 39). Il semble presque insensé de penser sérieusement vivre un tel mode de vie dans notre société en proie au mal. Mais une fois que vous connaissez le principe de Dieu, vous vous rendez compte qu'il n'existe pas en fait de sagesse plus grande.
L'enseignement de Jésus-Christ touchait le coeur même de cette vérité fondamentale. Plus vous donnez, plus vous recevez. Dieu récompense le don total par un amour total, et le sacrifice total par une vie totale. Le don crée un espace permettant à l'amour de Dieu de pénétrer. Plus grands sont l'espace et le vide créés par votre don, plus vite vous serez remplis du flot de l'amour de Dieu.
Pour être bien traités, vous devez d'abord bien traiter les autres. Vous récoltez ce que vous semez. Semez le mal, vous récolterez le mal ; semez le bien, vous récolterez le bien. Votre souci devrait être comment donner, et comment bien donner. Quant à ce qui vous viendra en retour, il vous faut faire confiance à Dieu. Nous n'avons tous qu'une seule vie ; arrivés à la fin de votre vie, la grave question à laquelle vous devrez répondre, c'est combien avions-vous en fait aimé Dieu ? La question a déjà été soulevée par Jésus, comme il est mentionné dans la Bible. Il demanda aux gens de l'aimer davantage qu'ils n'aimaient leurs propres épouses, ou leurs propres enfants ou qui que ce soit d'autre.
L'amour peut être de qualités très différentes. Quel standard d'amour devons-nous être capables d'établir avant d'être vraiment qualifiés pour dire, "je t'aime" à quelqu'un ? Il vous faut savoir où vous vous situez par rapport à ce standard. Le standard d'amour de Jésus dépassait tout dans la vie d'une personne : êtres chers, biens précieux - tout. Chaque personne exerce un certain pouvoir sur son environnement propre, sa famille, son pays et le monde. Tout cela devait être abandonné, si nécessaire, afin d'aimer Jésus ; c'était là le standard précis tel qu'il figure dans la Bible.
Il se peut que vous pensiez à ces choses, et que vous priiez avec une telle attitude, mais le vrai test est la manière dont vous vivez votre vie. Prenons l'exemple d'un homme de bien et d'un homme mauvais. Disons qu'il existe un homme qui a dix amis. Jour après jour, cet homme sert ses dix amis de façon désintéressée. Les gens ne peuvent s'empêcher de l'aimer. Il peut devenir le meilleur ami de ces dix personnes. Son influence s'étendra alors aux parents et aux amis de ces dix premières personnes. En donnant et en servant de façon désintéressée, cet homme devient prospère. Il est un centre d'harmonie et d'unité, parce qu'il vit le principe de Dieu. La générosité engendre la prospérité. Voilà un homme bon.
Mais supposez qu'au contraire cet homme dise à ses amis : "Vous dix, apportez-moi tout ; vous êtes ici pour me servir." Avant qu'il n'ait parlé ainsi trois fois à ses amis, chacun aura mis un terme à sa relation avec lui. Il se retrouvera bientôt tout seul. N'est-ce pas vrai, même dans notre société ? C'est universellement vrai : une doctrine égocentrique, une philosophie égocentrique, un mode de vie égocentrique vous catapulteront sur la pente tragique de l'auto-destruction. Mais si vous êtes prêts à vivre votre vie au service d'autrui, vous trouverez la prospérité. Il semblerait qu'un tel chemin vous conduise à la ruine, mais cela n'est pas le cas. La seule raison pour laquelle cela peut ne pas toujours vous apporter la prospérité, c'est que vous ne donnez pas jusqu'au bout. Arrivés à mi-chemin, vous devenez brusquement sceptiques. Votre coeur change, ou bien vous vous apitoyez sur votre sort, et ainsi, vous vous dérobez à la loi divine du don total. Le bon résultat ne se matérialise jamais. Le don total constitue le chemin de la prospérité, parce que c'est le chemin de Dieu.
Si une personne se sacrifie pour quelqu'un d'autre, elle devient un héros pour autrui. Si une famille se sacrifie pour le bien-être d'une autre famille, cette famille devient alors une famille héroïque entre toutes. Des peuples et des nations qui se sacrifient au profit des autres deviennent des champions parmi les nations. Un homme qui offre sa vie pour ses parents est un bon fils. Un homme qui offre sa vie pour sa nation est un patriote. Et un homme qui offre sa vie pour l'humanité entière est un saint.
Ce n'est pas le chemin de Dieu que de voir l'individu prendre une direction, la famille une autre direction, la nation et le monde une troisième direction. Le vrai chemin de vie commence avec l'individu, mais il se poursuit ensuite jusqu'au niveau universel. Il nous faut traverser plusieurs étapes, y compris le monde spirituel. Il existe toujours un test à passer à chaque niveau avant de pouvoir continuer. Qui vous teste ? Ce n'est pas Dieu mais Satan et le monde satanique qui vous testent. Satan se trouve dans la position de plaignant, alors que Dieu est dans la position de juge et vous êtes l'accusé. Jésus-Christ est votre avocat. Il existe une cour de justice à chaque niveau de votre progression, et finalement Dieu, le souverain universel, a Sa propre cour. Personne ne peut éviter de s'y défendre.
Les Chrétiens prêchent l'amour de l'ennemi, mais Jésus dit aussi d'aimer votre voisin. Quel est le proche voisin d'un Chrétien ? C'est certainement un autre Chrétien. Mais pratiquent-ils cela ? Les Catholiques aiment-ils les Mormons ? Les Témoins de Jéhovah aiment-ils les Méthodistes ? Peu importe qui nous qualifie d'hérétiques ; quiconque pratique le principe consistant à aimer son ennemi est plus proche de Dieu, et c'est lui le Chrétien orthodoxe. Telle est ma conviction. L'amour a le pouvoir d'unir. Si les Chrétiens pratiquent l'amour, nous pouvons alors nous unir aux Chrétiens, et ceux-ci peuvent unir toutes les religions du monde.
Les Moonistes sont-ils hérétiques ou non ? Comment le savez-vous ? Si vous allez dire aux Chrétiens du monde ce qu'il en est de l'Eglise de l'Unification, il se peut qu'ils vous qualifient d'hérétiques. L'important, c'est d'hériter la véritable tradition et le véritable esprit du Christianisme ; par conséquent, tant que nous nous inspirons de cette doctrine et que nous la mettons en pratique, c'est nous qui sommes les plus orthodoxes.
Bien que les Chrétiens aient eux-mêmes violé bon nombre des principes de Dieu, ils continuent de juger les non Chrétiens, les qualifiant d'hérétiques et d'antéchrists. Certains Chrétiens affirment avec insistance que l'Eglise de l'Unification est hérétique et se trouve dans l'erreur, mais sont-ils qualifiés pour prononcer un jugement ? Dieu leur a-t-Il donné cette autorité ? Si les Chrétiens ne sont concernés que par leur propre Eglise, ils seront jugés par les personnes qui vivent au-delà du cadre de leur propre religion, celles qui se dévouent totalement à la cause de Dieu.
Jésus-Christ proclama précisément cette vérité. Il s'efforça d'accomplir la vérité de Dieu sur terre. Il ne vint pas pour satisfaire le but égoïste de sa nation, mais pour réaliser le salut du monde entier.
Dieu voulait que la nation choisie d'Israël serve d'instrument au Messie pour sa mission de salut mondial. La nation d'Israël ne savait pas cela. Certains concevaient la venue du Messie comme celle d'un chef militaire qui restaurerait l'empire politique du roi David pour la gloire des Juifs. Comme ils se trompaient !
Nous pourrions penser que Dieu n'est intéressé que par une famille ou une nation particulière. Jusqu'à présent, quand le Chrétien traditionnel priait intensément, menant une vie centrée sur le bien, il œuvrait pour son salut individuel, ou tout au plus, pour le salut de sa famille. Nous avons l'habitude d'aller jusque-là, mais pas au-delà. Nous n'avons pas réalisé que si nous luttons réellement pour instaurer une nation suivant la volonté de Dieu, nos familles et nous-mêmes allons être inclus dans ce cadre. C'est en posant notre regard sur des choses plus vastes, que les domaines plus étroits sont d'ores et déjà sauvés ou inclus. Le Christianisme d'aujourd'hui est en déclin, et telle en est la cause. Et si le Christianisme décline globalement, même l'individu et la famille seront perdus. De nombreux Chrétiens pensent que, lorsque le Seigneur reviendra, il ne sera là que pour eux-mêmes et leurs familles. Existe-t-il quelque Chrétien pour se rendre compte qu'à son retour, le Seigneur établira une nation tout entière du choix de Dieu, en tant que fondement à partir duquel il restaurera le monde ? Existe-t-il un seul Chrétien dans le monde pour penser vraiment que, lorsque le Christ reviendra, il faudra qu'un fondement soit établi au niveau national sur la base duquel il pourra accomplir sa mission ? Si l'on vous demande ce que vous voulez sauver, vous devez immédiatement répondre, non pas vous-même, mais au moins une nation. Maintenant que vous savez cela, si vous pouviez sauver une nation toute entière, votre famille y serait incluse, et il en irait de même pour vous. Ainsi, vous et votre famille seriez sauvés.
Rappelez-vous, il en allait de même au temps de Jésus-Christ. Certains Juifs de l'époque pensaient que Dieu avait préparé 4000 ans d'histoire pour leur envoyer Jésus, et ceci afin de sauver la nation d'Israël. Ils pensaient et souhaitaient que, lorsque Jésus viendrait, il les vengerait de leurs ennemis. Ils seraient la nation dirigeante du monde, et toutes les autres nations se mettraient à genoux devant eux. Mais, si vous vous trouviez dans la position de Dieu, voudriez-vous sauver le monde entier, sauver une nation ou bien seulement un individu ? La réponse est claire.
Pourquoi le Christianisme s'est-il à l'heure actuelle répandu à travers le monde ? Parce que l'esprit sacrificiel de Jésus est l'esprit de la providence, c'est-à-dire l'esprit fondamental de la Providence de Dieu - en d'autres termes, s'offrir en sacrifice pour autrui. Le Christianisme a reçu beaucoup de persécutions, mais plus il en recevait, plus il prospérait. Jésus n'a laissé aucune idéologie telle que le Marxisme, mais c'est par l'esprit seul que son avènement entraîna un tel effet sur le monde. Ceci est accompli non seulement par Jésus, mais par la Providence de Dieu et par la coopération et la volonté de Dieu Lui-même. Par conséquent, le point le plus important est qu'une nation sacrifie tous ses biens au profit du monde et de l'humanité tout entière. A partir de cette nation, un système provenant de Jésus lui-même apparaîtra. Le monde idéal de demain en sortira. Cette nation se sacrifie et sacrifie sa souveraineté au profit du monde entier. Il n'existe pas de telle nation sur la terre.
Les Etats-Unis sont loin d'une telle position. L'individu et l'individualisme sont de bonnes choses, mais l'Amérique et les Occidentaux leur accordent trop d'importance. La conséquence en est qu'ils ont perdu leur nation, leur peuple, leur famille, leurs parents, au point de se perdre eux-mêmes. Ils sont comme des faucons, et ils vont au gré du vent.
Le dessein ultime de Dieu n'est pas de sauver un homme, une Eglise ou une nation en particulier. Le but de Dieu est de sauver le monde entier. C'est pourquoi, la véritable Eglise doit s'offrir en sacrifice pour le bénéfice du monde. Dieu sacrifia Son fils Jésus-Christ afin de sauver l'humanité ; le fils unique de Dieu fut tué en guise de sacrifice pour le salut de l'humanité. Serait-il justifié ou non de sacrifier l'Eglise de l'Unification si c'était nécessaire pour sauver l'Amérique et le reste du monde ? Les hommes meurent et souffrent désespérément à travers le monde. S'ils sont nos frères et soeurs, alors il vous faut aller vers eux, et pleurer pour eux. Les vrais Chrétiens doivent être prêts à sacrifier leur propre vie pour le salut du monde et de l'humanité. Cependant, une bonne part de l'enseignement chrétien d'aujourd'hui est égocentrique. Nombreux sont les Chrétiens qui recherchent un salut personnel ; ils en appellent à "mon salut" et "mon Ciel". Ceci est contraire à la vérité de Dieu et contraire à Son idéal. Nous devons donner, aimer, nous sacrifier avec constance, et vivre pour le bien des autres.
Pouvons-nous trouver une telle nation sur cette terre ? Il n'existe pas de telle nation sacrificielle. C'est pourquoi, il appartient à la religion de se sacrifier. La religion doit se sacrifier au profit d'une nation, et cette nation doit se sacrifier au profit du monde. Et le monde doit se sacrifier au profit de Dieu. De cette manière, l'idéal divin d'un monde uni pourra être accompli. Si une telle religion se trouve en Amérique, elle doit alors sacrifier tout ce qu'elle possède pour sauver l'Amérique. Cette religion ne devrait pas se battre en vue de multiplier ses églises, mais elle devrait oeuvrer au salut de la nation, sacrifiant ses propres églises. Si elle travaille dans un tel esprit, la nation viendra à cette religion, et finira par s'unir à elle. Et quand cette religion s'unira à sa nation, toutes deux devront aller de l'avant ensemble, en se sacrifiant pour sauver le monde entier. Par conséquent, la volonté de Dieu ne saurait s'accomplir sans sacrifice.
Nous sommes en position d'avoir à libérer le Coeur de Dieu qui fut tellement affligé par la Chute de l'Homme. En raison de la Chute, Son bonheur a été asservi, de telle sorte qu'il nous faut libérer Dieu, Le délivrer de Sa peine, Le soulager. Sans avoir connaissance d'un tel fait, les Chrétiens ou les fidèles de toute autre religion ont demandé à Dieu de les libérer, de faire ceci et cela pour eux, sans comprendre que c'est à nous au contraire qu'il appartient de libérer Dieu.
L'Eglise de l'Unification fut établie en ce monde avec une telle mission, à savoir libérer le Coeur de Dieu. La question la plus cruciale est de savoir comment soulager Son Coeur en nous restaurant aux niveaux individuel, familial, national et mondial. Ce que Dieu veut, ce n'est pas le monde tel qu'il est, ce n'est pas le Christianisme tel qu'il est. Il veut que le monde, le Christianisme et Son peuple libèrent Son Coeur, sachant que Son Coeur est lié par le chagrin ou par la douleur. Combien de Chrétiens y a-t-il eu pour penser à cela ? A-t-il jamais existé une telle nation choisie par Dieu où les gens ont songé à libérer du chagrin le Coeur de Dieu ?
Nous devons tous oeuvrer à l'établissement du mode de vie idéal. J'existe pour ma famille, ma famille existe pour notre société, notre société existe pour notre nation, notre nation existe pour le monde, le monde entier existe pour Dieu, et Dieu existe pour vous et moi, pour l'humanité toute entière. Dans ce grand cercle de donner et recevoir, se trouvent l'harmonie, l'unité, et un processus éternel de prospérité croissante. En outre, puisque dans ce circuit toute existence accomplira le but de sa création, la joie sera abondante et profonde. Tel est le Royaume des Cieux, un royaume au sein duquel les sentiments de bonheur débordent.
Dans notre monde, l'égoïsme ruine tout. L'égoïsme dans la famille provoque la dysharmonie, qui se manifeste alors en amertume et en conflits. Chacun veut être servi, au lieu de servir son prochain. Les femmes disent à leur mari ce qu'il doit faire, et elles cherchent à être servies. Les maris veulent être servis par leur femme. Les parents s'attendent à être servis par leurs enfants, et les enfants considèrent le dévouement de leurs parents comme allant de soi. C'est flagrant au sein de nos familles, de nos sociétés et de nos nations.
Si les êtres humains s'étaient aimés les uns les autres, ils n'auraient pas voulu être séparés ; ils auraient voulu se rapprocher, s'étreindre et se parler ; où qu'ils soient allés, ils auraient voulu s'associer, aller et venir, et ils n'auraient pu oublier leur langage propre. Mais quand la discorde règne, si vous vous querellez, vous ne voulez pas être avec votre antagoniste ; vous voulez prendre ce chemin-ci lorsqu'il veut emprunter ce chemin-là, et vous ne voudrez jamais manger quelque nourriture que ce soit préparée par votre antagoniste. La dysharmonie fut provoquée par la Chute.
Dans le monde d'aujourd'hui, les nations n'existent que pour leurs propres intérêts nationaux. Elles conspirent, tolèrent, trompent et mentent. Elles détruisent d'autres nations pour leurs propres intérêts nationaux. Existe-t-il sur terre une seule nation qui promette à Dieu : "Père Céleste, Tu peux utiliser cette nation comme Ton sacrifice et Ton autel, si telle est la méthode par laquelle Tu sauveras le monde !" Dites-moi, où se trouve une telle nation ? Où ?
C'est un fait reconnu que l'Amérique a joui d'un âge d'or quand elle a manifesté dans le monde un esprit de service et de devoir sacrificiel, quittant sa propre route pour aider les autres dans le besoin - quand elle a donné des vies humaines, de l'argent et a tendu une main secourable. Mais maintenant, l'Amérique adopte une attitude égoïste. Les problèmes domestiques actuels sont très sévères. L'Amérique se trouve à un tournant critique. De nos jours, une division de plus en plus profonde, une corruption croissante, et toujours davantage d'immoralité flagrante étouffent ce pays.
Je ne déclare pas ces choses simplement pour être critique envers l'Amérique. Je suis en train de proclamer la vérité céleste que Jésus apporta voilà 2000 ans.
J'ai fondé l'Eglise de l'Unification. Si l'Eglise de l'Unification n'existe que pour son bénéfice ou son bien-être propre, elle est condamnée à périr. J'ai fondé l'Eglise, afin de pouvoir donner ma vie, mon coeur et mon âme pour faire avancer le salut du monde. J'enseigne aux membres de cette Eglise de n'avoir pour seule motivation que le désir de servir les autres, afin de sauver cette nation et le monde.
Les religions ne sont pas toutes bonnes. Il existe des religions centrées sur Dieu, et d'autres centrées sur Satan. Comment distinguer entre les deux ? Nous pouvons établir une distinction en observant leurs activités. Les religions qui essayent d'occuper la position la plus forte, et qui dominent le faible sont mauvaises. Les religions qui représentent le bien occupent toujours la position la plus basse, et elles s'efforcent de se sacrifier ainsi que de servir. La religion d'une nation devrait inspirer cette nation à oeuvrer pour le bien du monde, et non pas pour son propre bien. Une bonne religion s'efforce de promouvoir l'esprit de service de par le monde.
Jésus n'enseigna pas la loi du talion à ses disciples. Il leur déclara, "... quelqu'un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l'autre ; (....) te requiert-il pour une course d'un mille, fais-en deux avec lui." (Matthieu 5 : 39,41). Vous ne devez jamais rendre coup pour coup ; tout ce que vous avez à faire, c'est de donner complètement et totalement, et alors Dieu vous donnera en retour de plus en plus abondamment.
Le plus grand mystère dans l'histoire est de savoir comment le nom de Jésus, le fils d'un charpentier inconnu et sans éducation, est devenu connu dans chaque foyer au cours de ces 2000 dernières années. Jésus n'a pas été facilement accepté durant sa vie sur terre. Il n'avait pas reçu d'éducation formelle, et il apparaissait très humble et pauvre. Il n'a pu réunir que des amis tels les pêcheurs de la mer de Galilée, les collecteurs d'impôts et les prostituées. Quand Jésus se déplaçait de village en village avec de telles personnes, en déclarant des choses nouvelles et choquantes, les gens pensaient qu'il était mentalement dérangé et dangereux. Il fut finalement tué sur la Croix.
Comment le nom d'un tel homme a-t-il pu devenir universellement connu en l'espace de 2000 ans ? Jésus vécut en suivant le principe de Dieu. C'est un homme universel à cet égard, et c'est là ce qui le met à part. C'était une personne absolument et totalement publique, une personne qui a embrassé l'univers. Telle est précisément la manière dont Dieu a vécu tout au long de l'histoire. Les philosophies de Dieu et de Jésus étaient absolument parallèles, et après la mort de Jésus, Dieu éleva son nom de manière universelle.
Quand Jésus fut crucifié, les soldats romains le transpercèrent. Et Jésus pria pour ses ennemis : "Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font." (Luc 23 : 34)
Même au moment de mourir sur la croix, Jésus pardonna avec tellement de sérieux. Son tout dernier acte fut motivé par son amour pour ses ennemis. Son esprit empli de compassion était capable d'embrasser non seulement son propre peuple, mais aussi jusqu'aux ennemis de son peuple. Il représentait la forme de don suprême, le modèle de l'amour. Il ne priait pas seulement pour ce soldat romain qui lui avait transpercé le flanc ; il priait pour le pardon de l'Empire Romain tout entier. Jésus vint avec une mission universelle, internationale, pas seulement pour une âme ou pour un groupe. De nos jours, de nombreux Chrétiens sont à la recherche de "mon Ciel, ma petite cachette là haut", mais Dieu ne voit pas les choses de cette manière. Soit vous gagnez le monde entier, soit vous ne gagnez rien du tout.
Ceux qui se sacrifient au profit de l'humanité tout entière peuvent être appelés de vrais hommes et de vraies femmes. Jésus fut l'homme qui se sacrifia pour l'humanité. Jésus fut le premier à être conscient de la nécessité de mourir pour la cause de Dieu, de la nation de Dieu et de toutes les personnes centrées sur Dieu. C'est pourquoi, l'humanité admire Jésus, et Dieu l'aime. A la fois l'amour de Dieu et le vrai amour humain ont été révélés à travers Jésus. L'exemple de Jésus-Christ est le standard absolu pour l'humanité tout entière. Représentez-vous un instant une nation entière composée d'hommes et de femmes semblables à Jésus. Comment l'appelleriez-vous ? Le Royaume des Cieux sur terre - cela ne pourrait être rien de moins.
Jésus-Christ était Seigneur sur toute vie, en raison de sa manière sans pareille d'aimer, de donner et de se sacrifier. Il restera le Seigneur pour l'éternité. De même, personne dans cet univers ne surpasse le don total et l'amour total de Dieu. Ainsi, Dieu est Dieu pour toujours. Il règne sur l'ensemble de la création.
Considérez le déclin de Rome. L'empire Romain tout entier s'est effondré face à une armée sans armes, l'armée de Jésus- Christ. Par quels moyens les Chrétiens ont-ils conquis Rome ? Ils l'ont conquise par l'amour, le sacrifice et le don total, allant jusqu'à payer de leurs vies. L'histoire témoigne de ce qu'aucun empire ne peut résister à une armée prête à aimer jusqu'au sacrifice. Et une telle histoire se répétera.
L'humanité n'a pas clairement connu la définition du bien et du mal. Nous n'avions pas de certitude quant à la valeur des idéaux sur lesquels nous nous engagions ; nous ne pouvions pas savoir exactement quand agir, ni qui servir. Telle a été la source de la confusion la plus grande dans la vie des hommes. Nous ne devons pas devenir des Chrétiens n'aspirant qu'à leur propre bien-être. En tant que Chrétiens, il nous faut vivre la vie de Jésus et nous donner totalement pour le bénéfice d'autrui, de manière à ce que notre prochain puisse avoir la vie. Tel est le chemin de Dieu.
Le monde d'aujourd'hui suscite la colère de Dieu. Il mérite vraiment Son jugement sans compromis. Mais Dieu est amour, et Il souffre depuis longtemps. Dieu surmonte Sa colère parce qu'Il veut nous sauver. Il nous donne une chance de changer. Il attend.
Je sais que la civilisation occidentale se caractérise par l'individualisme. Or, je vous le dis, l'individualisme égoïste est condamné à disparaître et seul prospérera l'individualisme tourné vers le sacrifice. L'individualité en elle-même est bonne. Dieu a donné à chacun de nous une façon unique de servir. Mais l'individualisme sans Dieu ne peut que construire des châteaux sur les sables de la ruine.
Je peux distinguer un grand changement, une grande vague nouvelle de révolution venant en Amérique - non par le feu, non par les balles, mais par la vérité de Dieu qui allume une révolution dans le coeur de l'homme. Je suis venu ici pour allumer cette révolution spirituelle. La solution ultime ne consiste nullement en manifestations ou en batailles judiciaires. Elle se trouve dans le coeur des hommes et des femmes, dans la révolution tranquille de l'égoïsme vers la générosité.
Pouvez-vous imaginer combien la société idéale sera merveilleuse ? Les individus appartiendront à leur famille, la famille appartiendra à la société, la société à la nation, la nation au monde, le monde à Dieu, et Dieu vous appartiendra. La personne qui donnera le plus, connaîtra Dieu le plus profondément.
Il se peut que certains me disent : "Révérend Moon, vous avez quelques théories intéressantes, mais leur contenu théologique doit être examiné de plus près." Cependant, une telle attitude repose sur un malentendu me concernant. Je ne parle pas à partir de la théorie, mais à partir de la vie. Je suis en train de vous dire que nous sommes tous ici afin de vivre la vérité, comme Jésus l'a vécue. Ceci n'est pas une théorie, une philosophie ou une doctrine théologique. C'est la vérité ultime de Dieu - qui n'est pas à discuter mais à vivre.
Le peuple qui rendra vivante cette vérité amènera un bouleversement complet sur la face de la terre. Quoique, en un sens, vous connaissiez la vérité des choses que j'ai dites, personne encore ne me croit vraiment. Etant donné que personne ne croit à la vérité, personne ne l'a jamais vécue. Cette vérité est aussi ancienne que Dieu, et néanmoins aussi nouvelle que le 21ème siècle. Il vous faut vivre la vérité. Si la révélation du Principe de l'Unification a rendu cette vérité séculaire réelle dans votre coeur, alors vous avez en effet découvert une nouvelle vérité. L'enseignement de l'Unification touche le coeur de millions de gens, leur montrant le chemin vers notre vrai Dieu et notre vrai Jésus-Christ. De par le monde, les hommes apprennent que Dieu est absolu et parfait, et que le Dieu parfait demande des êtres humains parfaits pour être Ses objets. Jésus déclara, "Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait." (Matthieu 5 : 48) Jésus montre clairement que notre standard de valeur est la perfection de notre Père Céleste. Autrement, nous ne pouvons pas être les objets de Dieu, et Dieu ne peut nous accepter.
Nous voulons tous être parfaits. Nous voulons tous le Ciel sur la terre, mais nous posons la question suivante : "Comment cela peut-il être réalisé ?"
Nous nous demandons s'il est possible à des êtres humains d'être parfaits. Certains soutiennent, non sans raison apparemment, qu'il suffit de considérer l'espèce humaine pour se rendre compte de l'erreur grossière d'une telle ambition. Nous montrons du doigt le péché et la souffrance inhérents à toutes choses, même aux choses les plus saintes. Nous disons, "Dieu seul est parfait." Cependant, lorsque nous saisirons pleinement le dessein que Dieu eut pour l'homme dans Sa conception de la création, nous comprendrons également que la perfection est à notre portée.
Dans l'idéal de Dieu pour la création, nous avons été conçus comme les temples de Dieu, les temples de l'Esprit de Dieu, dans lesquels Dieu est le maître. "Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?" (1 Corinthiens 3 : 16)
Nous avons été conçus pour être les temples de Dieu. Quand nous atteindrons cet état, nous cesserons d'avoir une volonté corruptible. Les frontières et les lois ne seront plus nécessaires, car Sa volonté sera notre volonté. Son Esprit demeurant complètement en nous, nous ne nous déplacerons qu'en fonction de Sa direction. Nous serons alors parfaits, parce que la force qui nous guidera et nous dirigera sera la force parfaite.
Lorsque nous atteindrons cet objectif ultime, nous serons en union parfaite avec Dieu. Nous ne vivrons plus seulement sur le plan humain, mais sur le plan divin. Nous revêtirons les qualités de Dieu, parce que l'Esprit demeurera en nous, et nous possédera en tant que temples parfaits ; nous serons le reflet de la vertu et de la puissance de Dieu. Ainsi, nous pouvons devenir aussi parfaits que le Père Céleste est parfait. Tel était le modèle originel que Dieu avait en vue pour l'humanité à travers Adam et Eve.
Le mariage constitue le moyen le plus important pour établir le Royaume de Dieu sur terre. Adam et Eve étaient les premiers enfants de Dieu. Ils étaient nés de Dieu, grandissaient en Dieu, et devaient mûrir jusqu'à la perfection en Dieu. Dieu avait l'intention d'unir Adam et Eve en un mariage céleste. Ils auraient alors porté des enfants sans péché, et seraient devenus la vraie mère et le vrai père de l'humanité tout entière. Ils auraient été les "Vrais Parents", établissant le Royaume des Cieux sur terre.
Un tel Royaume a-t-il jamais existé ? Non. Au contraire, l'histoire a commencé dans la mauvaise direction. Dès le premier faux pas, Satan a été le dieu de ce monde. Le but de Dieu pour la restauration, par conséquent Son but pour le salut, a donc été de restaurer la famille parfaite, de manière à vraiment posséder Son Royaume sur la terre. A cette fin, Dieu a besoin d'un modèle. Qui peut établir le critère de la perfection en ce monde ? Le Messie vient pour répondre à ce besoin.
L'histoire de la Providence de Dieu est une bien triste histoire. Pour réconforter le Coeur de Dieu et accomplir Son oeuvre, il nous faut clairement comprendre Son processus de restauration ainsi que la pauvreté de la réponse des hommes à l'appel de Dieu, en particulier à l'époque du Christ.
Jésus apparut sur cette terre afin d'être le vrai et l'éternel père de l'humanité. Telle est la raison pour laquelle il déclara que les vrais croyants rejetteront leurs faux parents, leur fausse société et leurs fausses relations, afin de venir à leur vrai père. L'essence du Christianisme est la tradition de l'amour vrai. Mais Jésus fut crucifié alors qu'il était en train d'effectuer cette mission cruciale. La tradition de l'amour vrai n'a pas eu sa chance de s'épanouir pleinement à l'époque de Jésus, et Jésus n'a pas été reconnu comme père éternel avant sa crucifixion.
Lorsque Dieu créa l'humanité, Il établit Adam et Eve, l'homme et la femme, dans le Jardin d'Eden. Ils s'unirent tous deux à Satan et devinrent pécheurs, laissant Dieu dans la solitude. Dieu doit restaurer à la fois Adam et Eve dans le cours du processus de la restauration. Jésus apparut comme Adam sans péché, ou Adam parfait. Il vint en tant que Messie, c'est-à-dire modèle de perfection à tous les niveaux : individuel, familial, tribal, national et mondial. Il vint pour instaurer un monde parfait, durant sa vie sur terre et non pas sur plusieurs siècles. C'est pourquoi, la Bible en I Corinthiens 15 : 45 déclare que Jésus est le "dernier Adam", le second Adam. Par conséquent, sa première mission était de restaurer son épouse et de former la première famille de Dieu. Toutes les générations déchues auraient dû être greffées sur lui qui est le vrai olivier. Des familles, des nations et des tribus centrées sur Dieu auraient ainsi été restaurées. Cela aurait été le règne de la perfection. L'état sans péché du Royaume de Dieu aurait pu être une réalité durant ces 2000 dernières années.
Qu'est-ce qui différencie Jésus de tous les autres dirigeants religieux ? D'abord, il déclara qu'il était le fils unique engendré de Dieu, et de ce fait, qu'il détenait l'amour de Dieu en totalité. Lorsque vous avez votre premier enfant, il ou elle devient l'objet d'un extraordinaire élan de votre amour. Si des êtres humains ressentent une telle joie extatique avec leur premier enfant, qu'en est-il de Dieu ? Puisque Dieu voit Sa propre image dans Son premier fils, et peut manifester Son image au monde entier à travers lui, vous vous doutez de l'importance cruciale d'une telle personne. Que devrait faire ce fils ? Dieu a-t-Il seulement besoin d'un fils ? Dieu savait à l'avance qu'Il avait besoin d'un couple, ce qui incluait une fille. Il nous faut parler de la fille de Dieu, surtout ici en Amérique ! Dieu sera plus facilement accepté dans ce pays si nous parlons également de sa fille unique bien-aimée.
Un fils qui mènerait sa vie seul serait tel un unijambiste. Jésus savait que Dieu était impatient d'avoir Sa fille unique bien-aimée, et donc Jésus espérait restaurer une femme dans cette position. Telle est la raison pour laquelle l'un des thèmes centraux du Nouveau Testament est celui de l'époux et de l'épouse. Les Chrétiens doivent aujourd'hui adopter une vue plutôt abstraite de cette relation maritale, déclarant que les hommes, comme les femmes, sont dans la position d'épouse par rapport à Jésus, et non seulement cela, mais que l'Eglise est dans la même position. L'Eglise, en tant qu'institution, qu'a-t-elle à voir avec l'épouse de Jésus ? A n'en pas douter, il y a là un certain symbolisme, mais le désir ultime de Dieu est de donner une épouse physique à Son fils.
Comment Jésus pouvait-il embrasser une institution ? Est-il exact que le Président des Etats-Unis représente une institution telle qu'il ne sait comment embrasser ? Les grands dirigeants sont-ils tellement grands qu'ils n'ont pas besoin d'embrasser qui que ce soit ? Jésus était le roi des rois ; en ce sens, il était la plus grande institution, de telle sorte qu'il devait rester célibataire pour le restant de ses jours, n'est-ce pas ? Non, il était humain et avait besoin d'une femme, comme tous les autres hommes. Devait-il rester assis sur son trône pour proclamer le célibat comme le mode de vie le plus sacré, l'imposant à ses fidèles ? Un tel enseignement serait un enseignement estropié.
Supposez que Jésus ait été béni avec une épouse parfaite. Pensez-vous que, du fait de sa sainteté, Jésus aurait dû rester tout le temps à deux mètres d'elle ? N'aurait-il embrassé sa femme qu'à des fins de sacrifice, ou bien parce qu'il voulait réellement lui montrer son amour ? En tant qu'homme de sainteté, n'aurait-il regardé sa femme que de temps en temps, en repartant ensuite, ou bien aurait-il nourri en son coeur un amour fervent pour son épouse ? Aurait-il été pécheur s'il s'était comporté de la sorte ?
Jésus vint pour accomplir la volonté de Dieu, et à cette fin, il lui fallait restaurer sa propre épouse. La Chrétienté tout entière est choquée d'entendre cette révélation, et à cause de cela, les Chrétiens m'ont qualifié d'hérétique. Jésus est en mesure d'entendre toute cette conversation se dérouler ici sur terre. Pensez-vous qu'il sourit en m'entendant dire qu'il aurait dû avoir sa propre épouse, ou bien pensez-vous qu'il est resté célibataire parce qu'il considérait que c'était là le mode de vie le plus sacré ? Qui créa les hommes et les femmes, et qui fut le parent de Jésus ? Dieu créa l'homme et la femme afin qu'ils deviennent un, qu'ils se marient et qu'ils vivent comme mari et femme. C'est là la relation la plus sainte de toute la création de Dieu. Le livre de la Genèse affirme que Dieu créa Adam et Eve ; Dieu n'a jamais dit "Cela est bon" avant d'avoir créé à la fois Adam et Eve. De nombreuses religions ont prôné une vie de célibat. L'Eglise de l'Unification déclare que ce sont les familles, et non les individus, qui constituent les pierres angulaires du Royaume des Cieux.
Jésus ne s'est pas contenté de déclarer qu'il était le fils unique engendré de Dieu, il a également renoncé au monde. Peu importe combien le monde semblait beau ou merveilleux, cela n'était rien aux yeux de Dieu ; ainsi, le ministère de Jésus devait-il commencer par un renoncement au monde. Jésus apparut en tant que fils unique engendré de Dieu, afin de restaurer la fille unique de Dieu et de construire la seule famille, la seule nation et le seul monde bénis de Dieu. Jésus occupait véritablement la position centrale en tant que saint, parce qu'il était la manifestation la plus directe de Dieu.
Quel est le thème central de Dieu, celui susceptible de fondre complètement Son Coeur ? Dieu n'a pas besoin d'argent ou de pouvoir. Quand Jésus apparut et se proclama le fils unique engendré de Dieu, cela émut Dieu plus qu'aucun autre fils ne l'avait fait auparavant. De nombreux hommes justes étaient venus sur terre durant les 4000 années précédant la venue de Jésus, mais si Dieu avait demandé à Jésus, "Penses-tu être plus grand que Moïse, Abraham et tous les autres ?" Jésus aurait répondu oui. Il n'y a jamais eu personne d'autre pour faire exception à la revendication de Jésus, ni même pour être candidat à une telle position. Dans l'esprit de Jésus, le fait d'être le fils de Dieu était quelque chose de si absolu que rien ne pouvait venir l'ébranler. Un tel être humain n'avait jamais existé auparavant.
Jésus est parvenu au centre même de l'amour dans le Coeur de Dieu, et il était toujours prêt à recevoir quelqu'instruction que ce soit venant de Dieu. Il n'a existé aucun autre saint pour incarner si précisément cet idéal. Tous les autres saints enseignèrent un mode de vie centré sur le bien et la vérité, mais aucun n'a été aussi absolu que Jésus, à la fois dans sa conviction que Dieu était son Père et dans son renoncement total au monde. Quand il se qualifiait lui-même de fils unique, engendré de Dieu, il voulait dire que Dieu et lui représentaient la seule existence véritable, et qu'il avait l'intention de changer le reste du monde, afin que celui-ci devienne également authentique. Le premier aspect qu'il avait l'intention de recréer était la fille de Dieu. Il envisageait de créer ensuite la famille, la société, la nation et le monde de Dieu.
Jamais un son d'une telle fraîcheur n'avait retenti avant la venue de Jésus. Le son du carillon de Jésus n'a pas seulement retenti tout autour du monde, mais également à travers le monde spirituel. Il a percé le Coeur et l'Esprit mêmes de Dieu, et les deux sons ont retenti et résonné à l'unisson. Un tel son secoua Dieu, et fit qu'Il Se sentit bien, parce que c'était le son de l'amour.
Pourquoi Dieu a-t-Il besoin d'amour ? Parce que Dieu veut être intoxiqué dans la joie de l'amour. Seul l'amour peut L'intoxiquer totalement dans un rire et dans une joie de nature à ébranler le sol. Une telle joie n'inciterait pas seulement aux chants et à la danse, mais irait bien plus loin. Dieu veut être fondu dans l'amour à un point tel qu'Il en oublie Sa Personne et Sa dignité, et qu'Il puisse devenir complètement semblable à un enfant.
Avant d'envoyer Son champion, Jésus-Christ, Dieu prépara le terrain avec la nation choisie d'Israël. Ceci représentait le fondement pour la venue du Messie. Le peuple d'Israël aurait pu devenir parfait, ainsi que sa nation, s'il s'était uni au Seigneur lors de sa venue. Le Royaume de Dieu aurait pu être une réalité physique à cette époque.
Le dessein de Jésus était exclusivement dirigé vers la construction du Royaume de Dieu sur terre ; mais pour parler pratiquement, qu'est-ce que le Royaume de Dieu ? La Bible ne le dit pas clairement, mais le Royaume de Dieu que Jésus s'efforçait de construire ici sur terre répondait à un principe simple : autant vous aimez Dieu votre Père, autant vous devez aimer votre pays, votre société et votre propre foyer. Quand cette tradition d'amour reliera chaque aspect de la vie, le Royaume de Dieu deviendra une réalité. Lorsque chacun vénérera un Dieu en tant que Père commun, alors il ne restera plus de barrières - plus de frontières nationales ni de barrières de langage ou de confession. Toute barrière peut être abattue.
Si Jésus n'était venu que pour établir une nouvelle religion, il n'aurait pas été le Messie. En réalité, Jésus ne pouvait pas moins se soucier de la religion ; ce dont il se souciait, c'était d'un royaume centré sur Dieu, et un tel royaume ne saurait être construit au moyen de la religion. Ce royaume sera construit par la famille. Jésus vint afin de bâtir la première vraie famille, de telle sorte qu'il puisse faire descendre Dieu au sein d'un foyer réel, un foyer où Dieu pourrait séjourner en tant que souverain, en tant que vrai Père. Il n'existe pas d'autre méthode pour accomplir la volonté de Dieu. Il n'existe pas d'autre méthode pour construire le Royaume de Dieu ici sur terre.
Mais Jésus ne fut pas accepté par sa nation. Au lieu d'être chaleureusement accueilli, il fut rejeté à tous les niveaux. Jésus se vit refuser la possibilité de prendre une épouse en position d'Eve restaurée, et d'établir la première famille céleste centrée sur Dieu. Au lieu de cela, il fut cloué sur la Croix. Ainsi, la mission de Jésus-Christ est restée inachevée sur terre. Telle est la raison pour laquelle Jésus promit sa Seconde Venue. Il faut que Jésus-Christ revienne pour achever la mission du Messie. Permettez-moi de le répéter : Jésus était l'Adam parfait, et il avait pour mission de restaurer l'humanité. L'étape cruciale était de restaurer son épouse, Eve. Jésus était un homme, un en Dieu, mais il n'était pas Dieu le Père. Lorsqu'il retournera sur terre, il viendra comme un homme en position de troisième Adam.
Ce sont là des révélations que Dieu m'a faites, et je veux que vous en compreniez pleinement les points principaux. Dieu avait l'intention d'unir Adam et Eve en un mariage céleste, dans le Jardin d'Eden. Cela n'ayant pu se faire à ce moment-là, Dieu projetait de réaliser ce mariage à travers Jésus, à son époque. Mais ce mariage ne fut pas non plus accompli par Jésus, parce que personne ne croyait en lui comme Messie sur terre.
Jésus était le Second Adam. C'était la volonté de Dieu pour lui qu'il soit béni en mariage céleste avec la seconde Eve, son épouse restaurée. Dieu avait l'intention qu'il donne naissance sur terre à ses propres enfants sans péché. Jésus et son épouse seraient alors devenus les Vrais Parents pour l'humanité, et celle-ci serait revenue à la vie en se greffant à eux. Dans le livre de l'Apocalypse, à la fin de la Bible, nous voyons clairement que l'aboutissement de l'idéal de Dieu est cet homme parfait et cette femme parfaite ; lorsqu'ils se réjouissent, et qu'ils s'embrassent en un mariage saint, ceci ne peut s'échanger même contre l'univers entier. Une fois que Dieu aura réalisé cet idéal élevé, tel un standard, nous verrons apparaître davantage d'individus et de familles de ce type ; c'est ce pour quoi Dieu a oeuvré. C'est donc là l'idéal le plus élevé de Dieu et l'idéal le plus élevé de l'humanité. C'est là le désir le plus profond de Dieu et aussi le désir le plus profond de l'humanité. Ce n'est qu'autour de ce centre unique que Dieu et tous les gens pourront être heureux et unis pour l'éternité.
Jésus avait mis le peuple en garde : "Vous êtes du diable, votre père..." (Jean 8 : 44), parce que nous sommes nés comme enfants de Satan à l'aube de l'histoire humaine. C'est par la restauration de Vrais Parents que nous naîtrons de nouveau comme enfants de notre Père Céleste, Dieu. Cela signifie le salut complet comme Ses vrais enfants, et non pas simplement le salut en tant qu'enfants adoptés dont parle St. Paul (Romains 8 : 23).
La volonté de Dieu n'a pu être accomplie à l'époque de Jésus. C'est pourquoi, Jésus doit revenir. Nous trouvons la prophétie des noces de l'Agneau dans le livre de l'Apocalypse. Ce banquet de mariage aura effectivement lieu. De Vrais Parents pour l'humanité toute entière seront une réalité pour notre époque. Dieu va faire apparaître Sa vraie famille sur la face de la terre. Tous les hommes renaîtront à travers les Vrais Parents. Tous les hommes auront le pouvoir de faire venir en ce monde des enfants sans péché. Cela sera réalisé lorsque Jésus-Christ réapparaîtra. Le Royaume des Cieux sur terre verra alors le jour. Ce sera le jour de l'espoir, le jour de la venue du Seigneur, au Second Avènement.
Ce sera le jour où l'idéal originel de Dieu sera réalisé pour la première fois. Ce sera le jour où Dieu aura Sa demeure avec les hommes et les femmes. Dieu sera rempli de joie. Son propre fils, comme troisième Adam parfait, sera le point de départ d'une histoire entièrement nouvelle sur cette terre. Ce jour-là, nous deviendrons des images vivantes de Dieu. Dieu amènera Son Royaume sur la terre.
Cet accomplissement ultime de l'idéal a été l'espoir de Dieu ainsi que l'espoir de l'humanité tout entière. Du plus profond du coeur, je vous promets que la réalisation de tout cela est à portée de main, dans la plénitude de la providence de Dieu.


lundi 10 février 2020

La providence de Jésus Christ dans les écritures

La providence de Jésus Christ dans les écritures
Examinons la situation de Jésus-Christ lui-même. Je suis sûr qu'il se trouve beaucoup de Chrétiens fervents parmi vous qui ont des opinions variées sur la vie de Jésus. Comment vous représentez-vous l'apparence extérieure de Jésus ? Qu'a fait Jésus durant les trente années qui ont précédé son ministère public ? A-t-il étudié à l'université ? La Bible ne dit pas qu'il soit même allé à l'école élémentaire. C'était un ouvrier, l'assistant d'un charpentier. Il y a tellement de choses à savoir, tellement de vérités cachées à l'intérieur de la Bible, des vérités qui ne sont pas explicitement écrites. Si je révélais certains de ces secrets, je suis sûr que vous seriez stupéfaits. Bien que je connaisse ces choses, je ne pouvais pas vous les dire à la légère. Car vous auriez alors demandé, "Comment savez-vous de telles choses ?"
Je les ai apprises de Jésus. Oui, et je les ai apprises de Dieu. Rappelez-vous, à l'époque de Noé, personne ne pouvait le croire. A l'époque d'Abraham, personne ne pouvait le croire. De la même façon, même si je vous disais sincèrement ce qui s'est réellement passé à l'époque de Jésus, personne ne me croirait facilement.
Qui est le Messie ? Le Messie est complètement uni au Coeur de Dieu, comme une importation directe du Ciel vers la terre. Quand Dieu a envoyé Jésus pour être le Messie, l'a-t-Il simplement pris bébé pour le placer sur la terre, ou bien a-t-Il dû au moins utiliser le corps d'une femme pour lui permettre de naître ?
Jésus est né de Marie ; cela signifie-t-il que Marie était Dieu ? Marie avait-elle ses propres parents ici sur terre, ou bien était-elle venue du ciel bleu ? Etant donné que Marie avait des parents, elle devait provenir du lignage déchu. Bien que Marie soit également issue de parents déchus, il doit exister une preuve qu'elle n'avait rien à voir avec le lignage déchu. En outre, nous devons nous poser la question de savoir comment il est établi que Jésus est vraiment le Fils de Dieu ? Quelle en est la preuve ? En ce qui concerne l'oeuvre religieuse proprement dite, Bouddha accomplit une oeuvre bien plus grande, étant donné qu'il eut beaucoup plus de disciples durant sa propre vie sur terre. La même chose est vraie de Confucius. Mohammed également est un chef religieux qui eut beaucoup plus de succès que Jésus. Quel est le critère qui nous amène à dire que Jésus est le Fils de Dieu ?
L'explication commence avec le même principe : Jésus est le fils de Dieu parce qu'il est venu du lignage céleste, alors que les autres fondateurs de religion, tels que Bouddha, Confucius et Mohammed ne sont pas venus de ce lignage céleste. Peu importe combien ils ont accompli, ils n'avaient pas la même qualification que Jésus-Christ.
Afin de comprendre comment Marie fut séparée du lignage déchu, il nous faut remonter à Jacob et à ses descendants immédiats. Jacob et Esaü avaient environ quarante ans quand ils accomplirent finalement la volonté de Dieu ; cependant, leur victoire ne pouvait affecter que les gens de leur âge ou plus âgés. Personne en-dessous de l'âge de quarante ans ne pouvait bénéficier de ce progrès dans la restauration. C'est pourquoi, Dieu prépara une autre étape dans Sa providence, qui protégerait Ses enfants depuis le sein de leur mère jusqu'à l'âge de quarante ans. Cette providence fut scellée durant les trois générations qui suivirent, avec les descendants de Jacob. Elle est enregistrée au chapitre 38 du livre de la Genèse.
Juda était le quatrième fils de Jacob, et le premier fils de Juda épousa une femme nommée Tamar. D'après la Loi, si un homme meurt sans avoir laissé d'enfants, son frère doit se comporter comme le mari de la femme du frère mort, de manière à ce que le lignage de ce dernier soit maintenu. A la mort de son mari, Tamar n'avait pas d'enfants, et quand le frère suivant se refusa à accomplir sa responsabilité, il mourut aussi. Tamar se rendit compte qu'à travers le troisième frère également, elle n'avait pas d'espoir d'avoir des enfants.
Elle savait que sa mission était de continuer la famille de son mari et de Juda, le père de celui-ci. Elle décida finalement de sacrifier jusqu'à son honneur pour accomplir cette mission. Se déguisant en prostituée, Tamar amena son beau-père à avoir une relation avec elle. Juda consentit sans savoir qu'elle était sa belle-fille. En ce temps-là, l'adultère était puni de mort. Afin de sauver sa vie pour son enfant, Tamar demanda à Juda de lui donner son sceau ainsi que sa canne comme garanties de paiement, et ensuite, elle les confisqua.
Trois mois plus tard, lorsqu'il devint clair que la veuve Tamar était enceinte, elle dut comparaître devant Juda pour être jugée. Imaginez l'horreur de Juda, "Faites-la sortir et brûlez-la !" Mais elle répondit, "Par l'homme à qui ces choses appartiennent, j'attends un enfant", et elle sortit les objets que Juda lui avait donnés dans sa promesse.
Adam et Eve chutèrent par fornication, et Tamar est un exemple de la manière dont Dieu a fréquemment utilisé des femmes d'un caractère des plus inhabituels dans la restauration. Pourquoi Dieu utiliserait-Il des femmes adultères dans Sa providence ? Elles se trouvent du côté de Satan, mais si en agissant de la sorte elles renient la nature satanique par une soumission complète à Dieu, elles peuvent alors être restaurées d'un extrême à l'autre.
Dieu a choisi Ses champions à partir des situations les plus misérables. Tamar était une femme vertueuse, et bien qu'elle ait été placée en position de pécheresse, elle se dédia entièrement à la mission de Dieu, risquant sa vie, son honneur et sa réputation. Répétant la manière dont Eve mentit à Dieu et à son futur époux dans le processus de la Chute, Tamar trompa son beau-père et son futur époux, le troisième fils de Juda. Elle inversa la position d'Eve en inversant les actions d'Eve, et le point significatif est qu'elle risqua sa vie en faisant cela, tout comme Eve avait chuté au risque de sa vie. Ainsi, Dieu put revendiquer le sein de Tamar, c'est-à-dire la vie même émergeant de ce sein.
Tamar conçut des jumeaux, et la lutte entre Caïn et Abel commença à l'intérieur même de son sein. La Bible mentionne comment les jumeaux de Rebecca luttèrent aussi dans le sein de leur mère. Rebecca pria Dieu pour comprendre ce qui se passait, et le Seigneur lui répondit, disant : "Il y a deux nations en ton sein, deux peuples, issus de toi, se sépareront ; un peuple dominera un peuple, l'aîné servira le cadet." (Genèse 25 : 23) Finalement, Jacob gagna le droit d'aînesse de son frère aîné, Esaü.
Quand le moment de la naissance des enfants de Tamar arriva, une lutte s'ensuivit directement en son sein. Le premier enfant commença à sortir, et la sage-femme attacha un fil rouge autour de son poignet. Ce signe présageait l'avènement du communisme dans les Derniers Jours. Esaü fut également nommé "Edom", ce qui signifie "rouge" (Genèse 25 : 30). Cependant, avant que le premier enfant ne puisse voir le jour, on assista à une lutte, et le bébé le plus jeune tira l'autre à l'intérieur, et sortit lui-même en premier. Ce fils fut nommé Pérec, et l'autre fut nommé Zérah. Le résultat de ce combat est que, pour la première fois, la restauration de Caïn et d'Abel prit place dans le sein de la mère, le frère le plus jeune ayant subjugué son frère aîné avant même la naissance. L'action extraordinaire de Tamar purifia le lignage de Juda, et le rendit intact de l'invasion de Satan dès l'instant de la conception.
A travers cette victoire à l'époque de Tamar, ainsi qu'à travers la victoire précédente de Jacob, Dieu put revendiquer un fondement recouvrant l'ensemble de la vie humaine. Jésus naquit du lignage de Juda, et il n'y avait pas moyen pour Satan d'envahir sa vie dans le sein, parce que le processus de purification avait déjà été accompli. Si Jésus est apparu bien des années après la providence de Jacob et de Tamar, c'est parce que Dieu a dû attendre qu'Israël établisse un fondement national. Les conditions étaient remplies au niveau familial du temps de Jacob, de Tamar et de Juda, mais Dieu avait besoin de créer un fondement pour recevoir le Messie dans le cadre d'une nation, afin que celui-ci puisse être accueilli aussi facilement que possible aux niveaux national et international.
Finalement, Dieu choisit une femme du nom de Marie. Marie était une femme de foi révolutionnaire, qui était capable de suivre les tactiques révolutionnaires de Dieu. Etant donné que la Chute se produisit à travers l'archange, il fallait que ce soit un ange qui aide Marie en venant lui apporter la révélation de Dieu. Marie eut une foi totale en ce que l'ange lui déclara quant à sa mission ; l'ange lui dit qu'elle concevrait, que l'enfant serait grand et saint, et qu'il devrait s'appeler Jésus.
La situation de Marie était parallèle à celle d'Eve dans le Jardin d'Eden. Marie et Joseph étaient fiancés, mais pas encore mariés ; Adam et Eve se trouvaient également en période de fiançailles tandis qu'ils grandissaient vers la maturité. C'est un ange qui amena Eve à l'acte déchu, mais c'est également un ange qui amena Marie à l'accomplissement de la providence céleste. Marie se trouvait également en position de tromper son mari et son père. Pensez-vous que Marie pouvait discuter avec son père ou avec Joseph de la conception miraculeuse de son bébé ? Elle risquait sa vie, parce qu'en ce temps-là, une femme adultère était susceptible de se faire lapider à mort.
Marie était la troisième femme providentielle à être choisie par Dieu. A travers les victoires précédentes de Rebecca et de Tamar, toutes les conditions sataniques furent balayées du lignage de Jésus, et bien que Marie ait conçu Jésus en dehors du mariage, Satan ne pouvait l'accuser. Même dans le sein de sa mère, Jésus était déjà le Fils unique béni de Dieu, et tout ce qu'il fit après sa naissance, il le fit avec l'autorité du Fils de Dieu.
Sans une origine complètement différente, il n'y avait pas moyen pour Jésus d'être le Messie, le Fils béni de Dieu. Quelle différence y a-t-il entre Jésus et tout autre enfant issu de parents physiques ? La différence tient dans l'époque historique ; en surface, il se peut que les parents se ressemblent, mais leurs traditions sont entièrement différentes. Marie était une figure historique. Tout au long de milliers d'années d'histoire, Dieu et Satan marchandèrent, luttèrent, et conclurent finalement un marché avant même que Marie ne voie le jour. Dieu savait qu'il Lui fallait utiliser le corps d'une femme pour que Son Fils naisse en ce monde, et pour préparer cette seule femme, Dieu établit un fondement durant des milliers d'années.
Néanmoins, du point de vue de la société d'alors, Jésus était un enfant sans père, un enfant illégitime. Aux yeux de Dieu, il était conçu de l'Esprit Saint, mais il n'existait aucun moyen de le prouver aux gens ! Raisonnez donc en termes réalistes, et examinez simplement ce que je vais vous dire.
Marie conçut Jésus avant son mariage. D'après la loi juive, une telle femme devait être condamnée à mort par lapidation. Joseph fut indigné de la situation de Marie, et il attendit calmement le moment opportun pour mettre un terme à leurs fiançailles. C'est alors qu'un ange apparut à Joseph, et lui dit, "Il te faut prendre Marie pour femme. Ne la condamne pas, car elle a une mission spéciale de Dieu." Si Joseph n'avait pas été un homme juste, Marie aurait été automatiquement condamnée à mort par lapidation.
Maintenant, pensez-vous que Joseph aurait pu discuter de cette question avec ses parents en disant, "Chers père et mère, ma future épouse, ma fiancée, a conçu un enfant, mais un ange m'a dit que c'était la volonté de Dieu, de telle sorte que je dois la prendre pour femme et m'occuper d'elle" ? Qu'auraient dit les parents de Joseph ? Il y a beaucoup de couples d'âge mûr dans l'assistance ce soir. Mettez-vous à la place des parents de Joseph. Vous n'auriez pas cru Joseph s'il avait parlé de la sorte. Encore une fois, Joseph dut prendre sa décision seul. Sans en discuter avec qui que ce soit, il emmena sa fiancée dans quelque endroit caché.
Maintenant, considérez leur voyage à Bethléem. Le moment de l'accouchement était presque arrivé pour Marie. Si l'environnement lui avait permis de préparer le nécessaire pour la venue de l'enfant, elle l'aurait fait, mais elle ne put préparer quoi que ce soit pour l'enfant. Lorsqu'il fut né, elle le coucha dans la mangeoire d'une étable, et l'enveloppa de langes. Si Jésus avait eu des membres de sa famille apparentés à Marie et à Joseph, n'auraient-ils pas aidé Marie à préparer la naissance à l'avance ? De tous ces points, nous pouvons en déduire que Marie donna naissance à l'enfant dans une situation de grande solitude.
Dieu envoya trois mages à l'époque de la naissance de Jésus. Ils furent conduits en cet endroit par Dieu, et ils auraient dû pourvoir aux besoins de Jésus, l'éduquant jusqu'au jour de son mariage. Que se serait-il passé si les mages, lorsqu'on leur a dit de retourner dans leur pays par des voies différentes de celles qu'ils s'attendaient à prendre, avaient emmené Marie et le saint enfant avec eux dans leur pays ? Si Jésus y avait été éduqué en cachette, les mages seraient devenus des personnages historiques de réputation mondiale.
J'ignore s'ils avaient la même nationalité, ou s'ils étaient de trois nationalités différentes ; il aurait été encore préférable qu'ils soient de trois nationalités différentes. Si, après avoir été emmené dans l'une de ces trois nations, Jésus avait malgré tout été persécuté, ils auraient pu l'emmener dans d'autres nations. S'ils avaient aidé Jésus à grandir sainement, complètement dégagé de toute invasion satanique, combien célèbres ils seraient devenus ! Puis, les mages auraient pu être les disciples de Jésus. Les choses seraient allées beaucoup mieux. Etant donné que rien de tel n'eut lieu, Jésus dut rechercher ses propres disciples, comme vous le savez.
Je suis sûr que Joseph traversa une période des plus difficiles au cours de laquelle il fut plein de suspicion envers Marie. Joseph a dû demander à sa future femme, "Marie, nous sommes proches et n'avons pas de secret l'un pour l'autre. Dis-moi maintenant ce qui t'est réellement arrivé. Qui est le vrai père du bébé que tu portes ?" Je suis sûr que tout mari serait très curieux à ce sujet. Si je m'étais trouvé dans la position de Joseph, j'aurais posé cette question à Marie. Mais Marie répondit la vérité lorsqu'elle déclara, "Je ne sais vraiment pas qui est le père de cet enfant. Il a été conçu par Dieu." Combien d'entre nous pourraient croire une telle déclaration ? Maintenant, il est plus facile de le croire, parce que nous savons qui est Jésus, mais tel n'était pas le cas de son vivant.
C'est pourquoi, Joseph nourrissait en son coeur certains soupçons et certains sentiments d'offense. Il pensait, "Ma femme n'est pas vraiment honnête avec moi." En raison de ces circonstances, la famille de Jésus fut affectée par l'agitation et le bouleversement, même après que Jésus soit né.
Un incident en particulier témoigne de ce fait. Un jour, Jésus rencontra sa mère lors d'un repas de noce en Galilée, et Marie informa Jésus que le vin était épuisé. Celui-ci parla fortement à sa mère, disant : "Que me veux-tu, femme?..." (Jean 2 : 4) Le fait remarquable est qu'il ne dit pas "mère", mais l'appela au contraire "femme". Plus tard, un disciple de Jésus vint le trouver en disant : "Voilà que ta mère et tes frères et tes soeurs sont là dehors qui te cherchent." (Marc 3 : 32) Et Jésus répondit : "Qui est ma mère ? et mes frères ? (....) Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m'est un frère et une soeur et une mère." (Marc 3 : 33-35) Ceci indiquait qu'aux yeux de Jésus, les membres de sa famille n'étaient pas en train d'accomplir la volonté de Dieu.
Jésus était au supplice à l'intérieur de sa propre famille. Beaucoup d'histoires cachées n'ont pas encore été révélées. De nombreux faits concernant sa souffrance sont inconnus. La Bible ne laisse que des bribes d'information au sujet des trente années qui précédèrent le ministère public de Jésus. S'il s'agissait là d'un récit glorieux, nous pouvons être sûrs que Dieu ainsi que les disciples de Jésus l'auraient révélé. Mais Jésus vécut dans la douleur et le chagrin ; ce fut un personnage obscur durant trente ans.
En tant qu'enfant, Jésus savait certainement qu'il était spécial. Il entendait ce que les gens du peuple pensaient à son sujet, mais la perception qu'il avait de sa propre image était complètement différente. Depuis son enfance, il ne put jamais s'exprimer ouvertement comme il le souhaitait. La seule consolation qu'il pouvait rechercher se trouvait dans la communication avec Dieu, et il passa la majeure partie de son temps à prier Dieu et à rechercher Sa guidance. Le résultat fut que Jésus devint de plus en plus fort au cours de cette période, et les circonstances le poussèrent dans une seule direction : vers Dieu et la réalisation de Son idéal. Il savait que le mode de penser de l'humanité était radicalement différent de celui de Dieu, et qu'il fallait corriger cela ; il savait également que la société ne comprenait rien à la volonté de Dieu, et qu'il lui appartenait de changer cela. En raison des circonstances qui lui étaient adverses, Jésus dut prier Dieu réellement fort, jusqu'au point où Dieu put lui parler et lui enseigner ce dont il avait besoin pour sa future mission. A mesure que Jésus grandissait, sachant de plus en plus clairement qui était Dieu, et ce que sa propre mission était censée être, son coeur s'alourdissait et se serrait, tandis que son entourage devenait plus difficile à supporter.
L'anniversaire de Jésus, Noël, ne signifiait rien de particulier à l'époque. L'ami le plus précieux pour Jésus aurait été la personne venant à lui, non pas avec de nombreux présents et des paroles de félicitation, mais plutôt avec un coeur empli de larmes, afin de le consoler dans sa situation, et discuter avec lui de ce qu'il ferait dans le futur. Si une telle personne s'était trouvée là, Jésus aurait été bien plus heureux que si quelqu'un était venu avec des cadeaux. Cette personne aurait pu être l'un de ses propres frères ou soeurs. Connaissant sa souffrance cachée, il ou elle aurait pu apporter ne serait-ce qu'un petit morceau de gâteau enveloppé dans un mouchoir, pour le donner à Jésus à l'occasion de son anniversaire, en disant, "Les gens ne te comprennent pas, mais je vais essayer de t'aider. Ne sois pas déçu." Jésus aurait certainement accueilli une telle personne bien mieux que quelqu'un venant à lui avec un cadeau de luxe, pour s'en aller ensuite. S'il s'était trouvé un tel frère ou une telle soeur dans la famille de Jésus, ce dernier se serait souvenu de lui ou d'elle pendant longtemps, et il aurait parlé de cet événement.
Jésus a toujours souhaité que ses propres parents, frères et membres de sa famille puissent l'aider dans sa mission. Si ses parents ne l'aidaient pas, qui l'aiderait alors ? Jésus était la figure centrale, le personnage investi d'une mission divine, que Dieu envoyait à l'issue d'une préparation de 4000 ans. Il y avait des personnes préparées à le recevoir. Pour être en mesure d'établir le Royaume de Dieu sur terre, il lui aurait d'abord fallu établir le Royaume dans sa propre famille. Il connaissait la loi céleste de la famille divine, de sorte que sa propre famille devait être placée sous cette loi.
Suivant cette loi divine, Joseph aurait dû aimer Jésus et pourvoir à ses besoins, sans parler de sa mère, Marie. Il fallait même que Jésus éduque ses propres parents, ainsi que ses frères et soeurs ; ils devaient l'aimer plus que n'importe qui d'autre, le servant et l'aidant dans sa mission. Jésus était un prince du Royaume des Cieux. Ce n'était pas un prince ordinaire d'un royaume terrestre. C'était le Fils unique de Dieu, et il était envoyé pour accomplir cette mission en tant que seule figure centrale envoyée de Dieu. Cette famille devait illustrer et construire la tradition en servant l'enfant, même si c'était leur fils. Que ce soit en lui préparant de la nourriture, en lui préparant des vêtements, en faisant quoi que ce soit pour lui, il leur fallait être très sincères et y mettre tout leur coeur. Leurs autres fils et filles auraient dû aider Jésus à mener sa mission à bien. Mais c'était une situation de conflit, et il n'en fut pas ainsi. Avec toutes ces choses se passant dans son entourage, Jésus ne put éviter de mener une vie malheureuse, se préparant seul pour sa mission jusqu'au jour de ses trente ans.
Jésus connaissait le plan de Dieu pour lui-même, pour Israël et pour tout le reste de l'humanité. Dieu est immatériel, mais en ayant un corps, Jésus put faire l'expérience de la condition humaine telle qu'elle est, et il savait qu'il devait être le point central pour ramener ce monde à Dieu. Pensez-vous qu'il voulait très fortement voir quelqu'un lui montrer de la compréhension, ou bien voulait-il entendre ne serait-ce qu'une parole d'amour lui étant adressée, sachant que sans lui, personne n'avait la moindre chance de revenir à Dieu ? Jésus avait le désir ardent d'entendre le grand prêtre déclarer, "Nous devons nous préparer à vous recevoir, parce que c'est là le seul moyen pour nous de revenir à Dieu."
Connaissons-nous quelqu'un ayant compris et dit cela à l'époque ? Non seulement les classes dirigeantes ne l'approchèrent pas, mais elles s'opposèrent même directement à lui. C'est pourquoi, les gens furent choqués de l'entendre déclarer un jour, "Je suis l'accomplissement de la Loi", et "Moïse parla de moi". Il proclama, "Je suis le Fils de Dieu", et "Le Père dans le Ciel m'a envoyé." "Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ; personne ne vient au père que par moi." Combien d'entre nous auraient-ils pu accepter des déclarations aussi extraordinaires si nous avions vécu à l'époque ? Jésus ne faisait que déconcerter les gens ; ses paroles semblaient si scandaleuses. Même Jean-Baptiste avait du mal à voir en Jésus le Fils de Dieu, et Jean était censé préparer le peuple, et aplanir le chemin du Seigneur.
Faire venir le Royaume de Dieu ici sur terre, à une échelle nationale et ensuite mondiale, était le seul but de Jésus. Avec ceci dans le coeur, qu'aurait prêché Jésus ? Aurait-il dit : "Frères, je suis le Fils de Dieu, j'ai de nombreux présents et de nombreuses bénédictions pour vous. Si vous vous unissez à moi, je vous donnerai de bons foyers, de bonnes vies ainsi que des bénédictions abondantes. Je ferai même de vous des rois et reines puissants dans le monde." N'aurait-il pas plutôt dit : "Frères, même si vous et moi devons être sacrifiés, Dieu veut sauver le monde. Devenons des champions pour le salut du monde."
Il est très facile aujourd'hui d'accepter Jésus-Christ comme le Fils de Dieu, parce que durant 2000 ans, le Christianisme l'a glorifié comme étant Dieu. Mais en ce temps-là, les aînés de la société ne l'acceptaient pas. Et les prêtres ne l'acceptaient pas non plus. Ils n'étaient pas moins intelligents que nous aujourd'hui. En fait, nous aurions probablement répété leurs erreurs si nous avions vécu à l'époque de Jésus de Nazareth. Ils n'ont vu en lui qu'un paria, un blasphémateur et un monstrueux hérétique. Ils ne pouvaient tout simplement pas reconnaître le Fils de Dieu.
Jésus avait été attendu pendant longtemps. Le Messie était attendu depuis 2000 ans. Mais lorsqu'il apparut enfin, il n'y avait personne pour l'accueillir. La foi du peuple d'Israël à l'époque de Jésus n'était pas moins puissante, pas moins fervente que ne l'est la foi des Chrétiens d'aujourd'hui. Nous savons toutefois que les gens fréquentés par Jésus n'étaient pas au niveau du reste de la société, qu'il se mulit aux prostituées, aux collecteurs d'impôts et aux pêcheurs. Nous connaissons le récit de cette jeune femme qui un jour avait versé un parfum précieux sur le corps de Jésus, puis lavé ses pieds avec ses cheveux. Si nous avions vu ces choses, combien d'entre nous peuvent dire avec piété qu'ils auraient accepté Jésus comme étant le Fils de Dieu ?
Jésus fit des déclarations qui rendaient sa crucifixion presque certaine. Il déclara que quiconque aimait sa famille davantage que Jésus n'était pas digne de lui, et cela signifiait rejeter tout le monde. Ainsi, tout le monde s'opposait à lui sous prétexte qu'il encourageait la division des familles. Les gens disaient que Jésus détruisait les liens familiaux et sociaux.
Les trois ans de ministère public de Jésus étaient très loin de l'ère messianique attendue. Personne ne comprenait la vraie mission du Christ. Les gens jugeaient le Fils de Dieu avec leurs yeux pécheurs, selon leurs propres standards terrestres. Et ils le traitèrent à leur guise. A Jérusalem, il arrivait à Jésus de se mettre en colère face au comportement immoral des habitants. Il renversa même les tables des changeurs de monnaie dans un moment de force. Suivant les critères normaux, il aurait dû être arrêté, et aucune Cour de Justice n'aurait justifié son action. Mais, sous la loi de Dieu, Jésus n'avait commis aucun péché. La loi civile n'est pas la loi céleste. Mais ce monde de péché ne pourra jamais accueillir le Christ dans sa pureté.
Comme je l'ai mentionné, tous les saints, tous les prophètes et tous les justes de l'histoire devaient en premier lieu se renier totalement, et s'abandonner à Dieu. Quand Dieu les appela, ils abandonnèrent leurs foyers, leurs biens, leurs familles et leurs nations. Dieu veut avoir Ses champions aux niveaux individuel, familial, tribal, national et mondial. Il a appelé Ses champions à chaque niveau. Et la qualification pour devenir champion de Dieu, quelqu'en soit le niveau, reste toujours la même. Il ou elle a besoin de la foi absolue et inlassable requise pour suivre les commandements de Dieu, où que cela puisse mener. Dieu a besoin d'une obéissance absolue à Sa volonté.
Il nous faut alors examiner quelle est la volonté de Dieu ? Pourquoi donne-t-Il tant d'épreuves à Ses champions ? Le salut de l'individu est certainement important aux yeux de Dieu. Dieu ne néglige pas cela. Cependant, tel n'est pas le but ultime de l'oeuvre de Dieu. La volonté de Dieu est le salut du monde ! Dieu a besoin d'un individu pour être Son champion en vue du but ultime du salut du monde. Dieu appela une famille pour être l'instrument du salut du monde. Dieu appela Son peuple pour réaliser le salut du monde. Dieu veut avoir une nation comme Son champion, en vue de l'accomplissement ultime du salut du monde.
Les hommes du temps de Jésus attendaient désespérément le Messie. Mais beaucoup ne pensaient qu'à leur propre gloire nationale. Ils ne comprenaient pas la mission universelle de Jésus-Christ. Le but de Dieu était d'envoyer le Messie au peuple choisi d'Israël, de sorte qu'il s'unisse au peuple choisi. Alors, les Israélites pouvaient devenir des soldats de la foi, afin de se battre pour accomplir le salut du monde.
Le fondement pour le Messie fut posé à travers Jacob, le champion au niveau de la famille, et à travers Moïse, le champion au niveau de son peuple. Finalement, le Messie vint dans la nation d'Israël. Il était destiné à être le champion de la nation et le champion du monde entier. Le but de Dieu n'est pas seulement le salut d'une Eglise ou d'une nation. La volonté de Dieu est de sacrifier le moindre pour le plus grand. C'est pourquoi, Il veut sacrifier l'Eglise ou la nation pour le monde. Si les Chrétiens d'aujourd'hui ne pensent qu'à leur salut personnel, leur propre Ciel et leur propre bien-être, alors ils ne vivent pas en conformité avec le but de Dieu. Si nous ne sommes concernés que par le salut de nos propres familles, nous ne sommes pas dignes de la bénédiction de Dieu. Si les hommes ne pensent qu'au bénéfice de leur seul peuple ou de leur seule nation, ils vont absolument à l'encontre de la volonté de Dieu.
Dieu vous donnera votre propre salut. Lorsque vous deviendrez le champion de Dieu pour le salut du monde, votre propre salut sera assuré. A l'heure actuelle, le nombre des Chrétiens représente probablement un septième de la population mondiale totale. Mais parmi eux, très peu sont des Chrétiens fervents. Et parmi ces Chrétiens fervents, combien luttent vraiment pour le salut de l'humanité ? Il nous faut tous nous dédier au salut du monde !
Dieu ne peut être satisfait de nous si nous menons nos vies d'une manière égoïste. J'ai personnellement rencontré Jésus, et j'ai reçu une révélation par laquelle j'ai appris que grande est la douleur de Dieu. Son Coeur est brisé. A notre époque, Dieu oeuvre sans relâche dans le dessein ultime du salut de l'humanité toute entière. Il a besoin de Ses champions pour réussir dans cette tâche. Le but de l'Eglise de Dieu est de sauver le monde entier. L'Eglise, l'Israël divine, est l'instrument de Dieu, et c'est ce fait très précis qui fut oublié du temps de Jésus.
Durant l'ère de l'Ancien Testament, les gens se servaient des choses de la création pour faire leurs offrandes. L'offrande physique était censée être effectuée sur une base nationale, le symbole du sacrifice universel pour l'humanité étant le Messie. Pourquoi le Messie est-il nécessaire en tant que consommation physique du sacrifice ? Le Messie Jésus-Christ s'offrit en sacrifice sur l'autel de la nation d'Israël, mais le Messie avait besoin d'êtres humains pour compléter le sacrifice, parce qu'ils étaient destinés à en bénéficier, non pas le Messie. Le Messie ne vient pas pour lui-même mais pour l'humanité. Le Messie universel vint dans la nation d'Israël, l'autel universel, et les hommes de l'époque étaient censés s'unir complètement à lui, et être ainsi offerts ensemble sur cet autel. Cependant, cette unité n'existait pas. Jésus fut offert en sacrifice sur l'autel, mais il n'y avait personne pour offrir ce sacrifice à Dieu. Il ne s'est trouvé personne d'uni à Jésus.
Quelle différence y a-t-il entre Jésus et les agneaux qui étaient offerts dans l'âge de l'Ancien Testament ? Les agneaux étaient ignorants, mais Jésus était pleinement conscient du mal que l'humanité avait commis, et de ce qui était nécessaire pour liquider ce péché ; en même temps, il ressentait une peine aiguë en tant qu'offrande. Avant Jésus, ce n'est ni l'offrande elle-même, ni les êtres humains qui comprenaient pleinement pourquoi une offrande était requise, et ce qui n'allait pas avec le lignage ancestral ; mais à l'époque de Jésus, l'offrande elle-même connaissait la totalité du péché de l'Homme.
Comment Jésus se fit-il l’offrande ? En montrant dans sa propre vie le chemin que l'humanité doit emprunter. En fait, Jésus voulait vraiment dire : "Ce que je suis en train de faire maintenant, c'est ce que vous devriez faire à ma place, mais comme vous ne comprenez pas, je dois vous le montrer." Quelle fut la voie empruntée par Jésus ? Etait-ce son style de vie que de se battre avec autrui ou de faire étalage de son pouvoir ? Ce n'est pas à travers la connaissance que Jésus enseigna les gens ; son enseignement était beaucoup plus profond. A n'en pas douter, il ne faisait pas étalage de sa richesse. En un mot, il montrait la voie à suivre pour accéder au Ciel. Quelle fut la voie empruntée par Jésus ? Le seul point crucial est de se sacrifier pour établir l'amour vrai.
Alors, pourquoi la souffrance et le sacrifice sont-ils devenus nécessaires ? C'est pour la même raison que celle qui nous amène à souffrir en ce monde après avoir commis quelque chose de mauvais. Nous avons si grossièrement violé la Loi divine de l'idéal que celui-ci est devenu impossible, et nous devons souffrir afin d'effacer ce manquement. Le Royaume des Cieux ainsi que l'amour se trouvant en l'homme et en la femme furent perdus, et Jésus montra que cela ne pouvait pas être retrouvé sans en payer le prix ; ce qu'il nous montra, c'est comment nous sacrifier. Pourquoi était-il nécessaire, pour lui comme pour tout le monde, de se sacrifier ? Au prix de sa propre souffrance, Jésus voulait nous montrer comment surmonter le péché.
Pensez-vous que les hommes pécheurs se sont réjouis parce qu'ils rencontraient enfin l'homme qui pouvait les libérer du péché ? Jésus apporta avec lui tout l'amour perdu, mais quand le Messie arrivera, quelle sera la réponse la plus probable ? Est-ce que les hommes seront heureux et oublieront ce qu'ils ont fait, ou bien est-ce qu'il leur faudra surmonter un grand émoi avant de pouvoir se sentir dignes d'aller vers leur Sauveur ? Une personne peut-elle ignorer ce qu'elle a commis de mauvais, et venir ainsi vers le Sauveur, ou bien devrait-elle ressentir un si grand remords sur la gravité du péché passé qu'elle ne saurait même pas comment se comporter correctement ? Lorsque nous réaliserons l'étendue de nos péchés, il est plus probable que nous tremblerons à la simple pensée de la différence impressionnante entre le Messie et nous-mêmes.
Quand le Messie apparaît pour liquider le péché, est-ce au pécheur qu'il appartient de dire au Messie comment faire ? Plutôt que de dire à Jésus ce qu'il devrait faire, nos sentiments devraient être tels que nous ne pourrions plus du tout parler. En le voyant, la première chose qu'il vous faut expérimenter est de verser tellement de larmes que vous ne pouvez même pas voir autour de vous. Après la Chute, l'humanité s'est trouvée entourée de tant d'obscurité qu'elle ne savait que faire, et ces larmes devraient tellement couler que vous ne pourriez voir ni faire quoi que ce soit. En même temps, nous devrions toutefois ressentir de l'espoir en nous.
Dans l'ère de l'Ancien Testament, les hommes offraient des sacrifices sans connaître leur signification, mais Jésus fit son sacrifice pour l'humanité en sachant qu'il allait mourir pour elle. Si un homme ou une femme est prêt(e) à mourir pour le Messie, alors la mort réelle ne sera probablement pas nécessaire. Cela a été une valeur traditionnelle dans le Christianisme, mais nous pouvons constater que, par rapport à ce standard, le Christianisme moderne a dévié de l'enseignement de Jésus. Nous pouvons renaître à la vie en étant complètement prêts à nous soumettre et à mourir sans rien demander. Si une personne est prête à mourir, alors cette personne se met à vivre, et elle peut demeurer au Ciel. C'est ce qu'a enseigné Jésus. Lorsque nous gagnons nos vies personnelles toutefois, ce n'est là que le commencement ; il nous faut alors mourir pour le reste de l'humanité. Et il nous faut établir une relation telle avec notre prochain, qu'il doit être prêt à mourir pour nous ; c'est sur un tel fondement que nous pouvons aller au Ciel.
Que se serait-il passé si l'ensemble des douze apôtres s'était porté volontaire pour être crucifié à la place de Jésus ? A quoi l'histoire du monde aurait-elle ressemblé ? Pensez-vous que Dieu n'aurait ressuscité que Jésus et non ses disciples ? Non, Dieu est impartial ; Il aime tout le monde, et Il les aurait certainement tous ressuscités. Les apôtres seraient-ils montés aux Cieux avec Jésus ? Ils n'auraient pas abandonné le monde, mais seraient retournés avec Jésus, et auraient aidé à faire renaître tous les êtres humains sur terre. Avant la Chute, les anges étaient constamment en relation avec le monde humain sur terre, et la même faculté aurait été attribuée aux apôtres.
Pourquoi Jésus est-il monté aux Cieux de lui-même ? Cela se produisit parce qu'il n'y avait personne qui soit prêt à mourir avec lui. Si chacun avait été prêt à mourir avec Jésus, Dieu aurait-il élevé la nation toute entière au Ciel avec Jésus ? Cela se peut, mais étant donné que Son but est de sauver le monde, Dieu aurait probablement décidé de créer le Ciel sur terre en cet instant précis. L'influence d'Israël se serait étendue à travers le monde en une courte période de temps. Si cela avait eu lieu, l'histoire humaine aurait alors culminé à l'époque, et le Christianisme n'aurait jamais eu à traverser un cours de sang versé. Dieu aurait commencé le Royaume des Cieux à ce stade, et Jésus n'aurait jamais eu à revenir.
Etant donné que Jésus monta seul au Ciel, il devint également nécessaire pour les apôtres et les disciples de verser leur sang et de mourir avant de pouvoir monter au Ciel. Après cela seulement, ils pouvaient avoir une relation profonde avec Jésus. Durant 400 ans, les Chrétiens durent littéralement verser leur sang. Beaucoup de gens se sont demandés pourquoi Dieu devait exiger le versement de sang et le martyre des personnes de religion ; il est clair maintenant que l'humanité toute entière dut emprunter le chemin qui fut celui de Jésus.
Lorsque Jésus-Christ fut crucifié sur la Croix, aucun de ceux qui l'avaient accepté n'était présent. Les prêtres ainsi que tous les disciples avaient disparu. Personne n'était là pour offrir Jésus en sacrifice sur l'autel. L'offrande et le sacrifice sont présentés à Dieu pour la cause de l'humanité, mais s'il ne se trouve personne pour en bénéficier, comment alors l'offrande peut-elle trouver sa valeur ? Le seul moyen possible pour le sacrifice de rester efficace consistait à considérer que l'esprit et le corps de Jésus étaient séparés.
De cette façon, le corps de Jésus représentait la nation, tandis que l'esprit de Jésus prit la position du sacrifice réel. Jésus rendit son sacrifice acceptable aux yeux de Dieu, en unissant son esprit à Dieu. L'offrande de Jésus fut acceptée en tant qu'offrande spirituelle ; le sacrifice qu'il offrit était un sacrifice spirituel. Depuis lors, Jésus a travaillé sur cette base afin d'établir un fondement spirituel, depuis la famille jusqu'à la société, la nation, et le monde, jusqu'au jour où l'offrande physique pourra être accomplie.
Etant donné que la nation en tant que telle n'a pu s'unir à Jésus, elle n'a pas été restaurée, ni établie comme la nation de Dieu. C'était la responsabilité de Jésus d'expier pour cela ; ainsi, Jésus fit un grand sacrifice, afin de maintenir et d'étendre la souveraineté de Dieu. Avec Jésus, l'ère de l'Ancien Testament consistant à venir à Dieu au moyen de sacrifices se termina, et une nouvelle ère commença dans laquelle Jésus lui-même devenait le sacrifice. Les Chrétiens aspirent à devenir un avec Jésus et avec Dieu, ce qui signifie que Dieu, Jésus et les êtres humains sont unis. Tel est le but du Christianisme.
En partant de ce principe, le Christianisme met l'accent sur l'unité avec Jésus-Christ, disant : "Aimez Jésus-Christ davantage que quiconque. En faisant cela, vous pouvez trouver le salut de la manière la plus directe, parce que Jésus a déjà posé la condition du salut spirituel. C'est pourquoi, en vous unissant à lui, vous pouvez rapidement atteindre le but."
Le Christianisme met l'accent sur la manière dont vous pouvez vous unir à Jésus-Christ par le coeur. Telles en sont la foi et la croyance centrales. Votre vie devrait être parallèle en tous points à celle de Jésus ; tel est le secret, partager jusqu'au chagrin de Jésus-Christ. Quand il est joyeux, vous pouvez être joyeux ; quand il travaille dur, et quand les tribulations et la souffrance viennent à lui, vous supportez cette souffrance avec lui. Ce type d'unité représente l'idéal chrétien.
Si les croyants sont le corps du Christ, peut-il alors exister plus d'une Eglise ? Il existe plusieurs confessions et catégories différentes de Christianisme, ce qui indique que le corps du Christ a été divisé. Ceci est inacceptable aux yeux de Dieu. C'est exactement comme si le corps de Jésus lui-même avait été taillé en pièces.
Sous le règne de Dieu, une offrande de plus doit être offerte, une offrande universelle et substantielle, qui ne soit pas divisée entre l'esprit et le corps. Ceci doit être accompli par les hommes dans l'unité, afin d'offrir un sacrifice vivant qui puisse être accepté par Dieu. Pour servir de fondement, le Christianisme doit être unifié en un corps. Telle est la première et la plus importante condition à remplir. Le coeur de Jésus-Christ souffre lorsqu'il voit que son propre corps a été divisé de manière si honteuse. Le Christianisme d'aujourd'hui se trouve dans la position du corps de Jésus, mais s'il existe un esprit, comment peut-il y avoir 1000 corps ? On devrait trouver un esprit et un corps.
Toutes les hiérarchies du Christianisme représentent-elles véritablement le seul corps du Christ ? Le pape à Rome, peut-il affirmer qu'il est complètement uni au Christ, et que l'esprit de Jésus et le corps du pape sont uns ? A l'origine, Dieu avait prévu que le pape soit l'unique corps symbolique de Jésus, représentant tous les Chrétiens du monde.
En réalité, il existe un vide entre Jésus et l'humanité, un vide qui ne peut être comblé, peu importe combien les hommes essayent de parvenir à l'unité. Puisque, voilà 2000 ans, l'esprit et le corps de Jésus ne furent pas sacrifiés ensemble, il est impossible pour les Chrétiens d'aujourd'hui d'être complètement unis à Jésus. Il nous faut accomplir une étape de plus, une étape gigantesque, afin de compléter l'offrande universelle prophétisée à travers laquelle le corps et l'esprit de Jésus sont totalement unis pour devenir le sacrifice vivant sur l'autel.
Jésus vint pour tout unir en un à travers son sacrifice. Il vous faut comprendre une chose très clairement : lorsque Jésus vint en tant que sacrifice vivant, aurait-il dû descendre pour s'unir au peuple, ou le peuple aurait-il dû monter pour s'unir à lui en tant que sacrifice ?
Demanderiez-vous à Jésus de venir à vous, en lui promettant de l'attendre fidèlement, ou bien diriez-vous : "Seigneur, restez simplement assis en ce lieu. Je me précipiterai à l'endroit où vous vous trouvez." ? C'est à nous qu'il appartient de bouger et d'agir. C'est ce que Dieu et Jésus attendent de nous. Jésus n'a pas dit qu'il se repentirait à notre place, et qu'il nous apporterait ensuite le Royaume des Cieux alors que nous resterions assis. Il déclara: "Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche." (Matthieu 4 : 17) C'est à nous qu'il appartient de nous adapter. Jésus n'est pas venu pour être changé ; nous sommes ceux qui doivent être changés. Ce point doit être absolument clair.
Pensez à votre situation dans les mêmes termes que Jésus pensait à la sienne. Lorsqu'il parcourait les vallées d'Israël, Jésus ne se les représentait pas comme appartenant à quelqu'un d'autre. Il pensait, "Dieu est mon Dieu. Israël est ma nation. Ce sont mes gens." Son coeur était toujours d'un sérieux intense. Avez-vous le même état d'esprit ? Pensez-vous, "Dieu est mon Dieu. L'humanité est mon peuple, et je suis ici pour les sauver" ?
Quelles étaient la conviction et la philosophie de Jésus ? Ne faisait-il que prendre de bons repas et passer son temps de manière oisive, en prévoyant de mener une longue vie ? Jésus pensait ainsi : "Dieu est mon Dieu, les hommes sont mes frères, et ce monde tout entier attend d'être recréé par le Fils de Dieu. Je suis ici pour cette mission." Dieu pensait de la même manière que Jésus.
Jésus a voulu donner son héritage au monde chrétien, à ses frères et soeurs. Il a voulu donner à tout Chrétien la conviction suivante : "Dieu est mon Dieu, les êtres humains sont mes frères et soeurs. Ce pays m'appartient, et je suis responsable devant Dieu de le recréer d'une manière conforme à Sa volonté." Les dirigeants religieux à vision étroite, seulement intéressés à promouvoir leurs propres objectifs sectaires, se trouvent tellement dans l'erreur. Il nous faut hériter au contraire de la philosophie et de l'idéologie de Jésus. Le confessionnalisme n'est rien d'autre qu'un barrage routier pour Dieu. Il nous faut abattre toutes les barrières du sectarisme, afin de vraiment pouvoir atteindre les gens.
Si les représentants du clergé, qui donnent des sermons le dimanche matin, sont incapables de parler de Dieu comme de "mon Dieu", ou de l'humanité comme de "mon peuple", ou de ce monde comme du foyer d'une seule famille humaine, ce sont des hérétiques. S'ils ne parviennent pas à parler de ces choses avec conviction, ce sont des imposteurs.
Qui êtes-vous alors ? Sentez-vous que Dieu est "mon Dieu" ? Au-delà des frontières de l'Amérique, avez-vous pensé à toutes les terres vous appartenant ? Avez-vous jamais pensé, "Je suis responsable pour ce pays. Je dois m'investir pour restaurer ce pays aux yeux de Dieu." Tel est le genre de religion que Dieu a attendu. Il faut que nous nous sentions totalement responsables, comme si ce monde nous appartenait, car il n'existe personne d'autre pour en prendre soin : "Je dois prendre responsabilité, parce que les Eglises s'effritent aujourd'hui. Les jeunes sont moralement corrompus, de telle sorte qu'il me faut relever le défi. Je peux voir le monde s'effriter en raison de l'infiltration du communisme, et je dois donc être responsable pour le communisme." Il faut que chacun d'entre nous pense de cette manière.
Lorsque vous vous couchez, vous devez penser que vous êtes Jésus en train de se coucher : "Mon corps est le corps ressuscité de Jésus. Je suis en train de redonner vie au souffle de Jésus qui a été arrêté voilà 2000 ans." Est-ce là quelque chose de criminel à la lumière de la Bible ? Pas du tout. La Bible nous enseigne à ne faire qu'un corps avec Jésus ; Jésus enseigna ce qui suit : "Je suis dans le Père et (que) le Père est en moi" (Jean 14 : 10). Il dit également : "Je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous" (Jean 14 : 20). Jésus voulait dire que n'importe qui peut devenir un représentant du Messie, une partie du Messie. Le fait que vous deveniez la manifestation physique du Messie est l'essence de l'idéologie de Dieu et de celle de Jésus. Dieu créa chacun de nous pour être un messie. Aussi longtemps qu'il existera des gens ayant besoin d'être sauvés, le titre de messie sera nécessaire.
Du discours de Sun Myung Moon, « la providence de Dieu dans les écritures »

Je ne suis pas seul (e)

Je ne suis pas seul (e) Quand je marche dans les eaux profondes, Je sais que tu seras avec moi Quand je me tiens dans le feu, Je ne ...